confesseur

définitions

confesseur ​​​ , confesseuse ​​​ nom

Personne qui reçoit la confession. —  spécialement Prêtre à qui l'on se confesse. ➙ directeur de conscience.

exemples

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Il s'exaltait comme un confesseur à la veille d'un départ pour une mission impérieuse, fatale.Georges Eekhoud (1854-1927)
Les mondains exigeaient de l'art ; ils n'acceptaient pas l'indulgence, à moins que le confesseur ne l'assaisonnât d'un sophisme.Jules Michelet (1798-1874)
Ils se quittaient si peu que même avec son confesseur, le roi ne restait qu'un moment.Jules Michelet (1798-1874)
L'enfant la récitait au confesseur, qui, bien appris, s'en tenait à quelque mot vague et le renvoyait sans oser lui faire la moindre question.Jules Michelet (1798-1874)
Lorsque je veux entendre une homélie, j'envoie chercher mon confesseur ; quand je veux satisfaire mes vices, j'ai recours à toi...Edward John Trelawney (1792-1881), traduction Victor Perceval (1835-1887)
Si elle t'interroge, aime-moi assez pour mentir ; ton confesseur te le pardonnera, et, s'il le faut, je prendrai sur moi le péché.Émile Souvestre (1806-1854)
Il avait été, m'a-t-il dit, récemment instruit de mes droits par des papiers de famille autrefois trouvés sur moi et envoyés par notre mère à son confesseur.Eugène Sue (1804-1857)
Non seulement elle n'en avait point requis, mais elle avait refusé de recevoir celui, son confesseur même, qui s'était présenté pour l'oindre du viatique.Émile Bergerat (1845-1923)
D'ailleurs, vous êtes mon autre confesseur, vous... et ce que je dis à l'un, l'autre peut l'entendre.Alexandre Dumas (père) (1802-1870)
L'un de ces pénitens se fit reconnaître à lui pour le confesseur de sa mère.Ida Saint-Elme (1776-1845)
Au commencement de la saison, son confesseur avait pourtant placé près d'elle une femme de son âge, veuve comme elle, qui lui inspirait de l'intérêt.Paul Féval (1816-1887)
Le récit de ses fautes est pénible ; on veut les couvrir et en charger quelque autre : c'est ce qui donne le pas au directeur sur le confesseur.Jean de La Bruyère (1645-1696)
Elle a pris un confesseur piémontais, et elle est dans la plus haute dévotion depuis son second mariage.George Sand (1804-1876)
Que le confesseur s'enfermât avec sa pénitente et la disciplinât, c'était son droit et son devoir.Jules Michelet (1798-1874)
Soudain il pensa à ce que devait ressentir le confesseur qui avait remué pour lui les horreurs du passé.Henry Gréville (1842-1902)
Un jour, je pris mon courage à deux mains, et je montrai à mon confesseur l'article qui me troublait.Ernest Renan (1823-1892)
Sur l'échafaud, il s'était rétracté ; il avait chargé son confesseur de rétablir la vérité des faits et de déclarer hautement l'innocence de la reine.Hyacinthe Corne (1802-1887)
Quand il trouvait une curiosité égale à la sienne, il exploitait cette mine d'observations avec un cynisme de confesseur : c'est ainsi qu'il s'exprimait sur ce chapitre.George Sand (1804-1876)
Lui, il eut, ce soir-là, la volupté repue, souveraine, nonchalante, dégustatrice du confesseur de nonnes et du sultan.Jules Barbey d'Aurevilly (1808-1889)
Parle maintenant et n'oublie pas que le confesseur est celle qui prenait toujours ta défense, autrefois.Madame Henri de la Ville de Mirmont (1860-1933)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « CONFESSEUR » s. m.

Chrestien qui professe hautement & publiquement la Foy de JESUS-CHRIST, & qui est prest de souffrir le martyre pour la soustenir. St. Louïs dans l'Office Ecclesiastique est mis au rang des Confesseurs. un Saint s'appelle Confesseur, à la distinction des Apostres, Evangelistes, Martyrs, Prelats, Docteurs, ou Vierges. Il y a un Office commun des Confesseurs dans le Breviaire. Dans l'Histoire Ecclesiastique on a appellé premierement Confesseurs, les Martyrs qui avoient souffert la mort en confessant JESUS-CHRIST. Ensuitte on a donné ce nom à ceux qui aprés avoir été fort tourmentés par les Tyrans, ont vêcu & sont morts en paix. Enfin on a appellé Confesseurs, ceux qui aprés avoir bien vêcu, sont morts en opinion de sainteté. Quelques Conciles ont aussi appellé Confesseurs, les Chantres & Psalmistes des Eglises, parce qu'en langage de l'Ecriture confiteri, c'est chanter les loüanges de Dieu.
 
CONFESSEUR, est aussi un Prestre seculier, ou Religieux, qui a pouvoir d'ouïr les Chrêtiens dans le Sacrement de Penitence, & de leur donner l'absolution. Le Confesseur des Rois de France est ordinairement un Jesuïte ; ceux de la Maison d'Austriche sont d'ordinaire des Cordeliers. Dés qu'on a fait un peché mortel, il se faut aller jetter aux pieds d'un Confesseur. L'Eglise l'appelle en Latin Confessarius, pour le distinguer de Confessor, qui est un nom consacré aux Saints.
Les mots du bitume Daron Daron

n. m. : père. Dérivé : n. f. daronne

Aurore Vincenti 15/04/2020