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coco

Définition

Définition de coco ​​​ nom masculin

Coco ou noix de coco : fruit du cocotier, grosse coque à chair blanche comestible. Beurre, huile de coco.

Définition de coco ​​​ nom masculin

langage enfantin Œuf (➙ cocotte).
terme d'affection Mon petit coco. ➙ cocotte.
Individu, personnage bizarre, dangereux. ➙ type, zèbre.
Cocos : haricots nains aux grains arrondis.

Définition de coco ​​​ nom féminin

familier, vieilli Cocaïne.

Définition de coco ​​​ nom

familier et péjoratif Communiste.

Dictionnaire universel de Furetière (1690)

Définition ancienne de COCO s. m.

Arbre des Indes qui est une espece de palmier bien plus haut que les autres, & dont le tronc & les branches sont beaucoup plus grosses. Son fruit s'appelle aussi coco, lequel ne paroist pas d'abord. Car l'arbre ne jette que deux ou trois enveloppes, qui se rompent à mesure que le fruit qu'elles enferment pousse & grossit. De son tronc sort une gaine de la grosseur du bras d'un homme, assez semblable au cimeterre des Maures. Cette gaine s'ouvre, & fait paroistre une grappe de 80. ou 100. noix, mais il n'y en a que 13. ou 14. qui viennent à parfaite maturité. Sur le même arbre on voit quatre ou cinq grappes de differents âges, les uns en fleur, les autres nouvellement sorties de fleur grosses comme des noix ordinaires. Quand la noix est encore verte, elle est pleine d'une liqueur qui est la plus agreable boisson de ces pays-là, & chaque noix en rend plein un grand verre. Lors qu'elle est plus avancée, le dedans a la consistance de la creme, & on la mange avec des cuillieres. Quand il est arrivé à sa perfection, ce fruit est agreable au goust, mais il est de difficile digestion, & il ressemble à des cerneaux de noix vertes. L'écorce exterieure du fruit est noire, & étant filée, elle fournit des cables assez gros pour les grands vaisseaux, plus forts & moins brisans que ceux de chanvre. La seconde écorce qui couvre ce fruit se peut manger comme des cardons d'Espagne. Quand elle est encore tendre & verte, le dedans de la noix de coco sert de pain. On tire assez d'eau de ces noix, quand elles sont vertes pour fournir un vaisseau. Elle est claire comme eau de roche, & plus fraische. Quand la noix est seche, on en tire une excellente huile. On tire du vin de l'arbre, quand il a jetté sa gaine. On la couppe vers le bout, on la lie, & on la met dans une cruche qui reçoit la liqueur que jette le coco, qu'on recueille deux fois le jour, le matin & le soir. Cette liqueur est douce, purge le corps, & on la boit par un grand regal. Ce vin sur les lieux s'appelle ouraca ou roncho soura. Quand il est distillé, il monte à la teste, & fait d'estranges effets. On en fait d'excellent vinaigre, en jettant dedans deux ou trois tisons allumez. On tire du sucre commun de la seve, qu'on appelle mascoüade, qui est un mets fort delicieux, en le faisant bouillir & coaguler. Un coco de Cochim peut seul appaiser la soif de deux personnes, tant il est gros. L'eau de ces noix étant encore vertes, est un grand cosmetique pour les femmes, & leur fait un fort beau teint. Du bois de ces cocos on fait des vaisseaux qu'on appelle pangayos, qui ne s'éloignent pas beaucoup de la coste, à cause qu'ils n'ont point de fer, & ne peuvent pas souffrir le heurt des vagues. On fait des planches du tronc de ces arbres, qu'on coud ensemble avec du funin, qu'on tire de la derniere écorce de la noix, qui sert aussi à calfater avec de la colle de poisson qui sert de bray & de goudron. Les cordages sont faits du cairo ou écorce du coco ; & les feuilles du palmier nommé cayouris cousuës ensemble servent de voiles. On en fait aussi des bonnets, quand elles sont sechées. Elles sont blanches, si propres & si legeres, que le Vice-Roy s'en sert. Enfin avec du palmier & du coco on peut construire un navire, & l'emplir de toutes ses provisions & necessités, sans se servir d'autre chose. On en peut faire aussi la cargaison du vaisseau, parce qu'on en trouve le debit dans toutes les Indes. Il n'y a point d'arbre dont les hommes puissent tirer plus de fruit & d'utilité. Leur vray climat est l'Afrique & l'Arabie.
Ces définitions du XVIIe siècle, qui montrent l'évolution de la langue et de l'orthographe françaises au cours des siècles, doivent être replacées dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. Elles ne reflètent pas l’opinion du Robert ni de ses équipes. En savoir plus.
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