bannière

 

définitions

bannière ​​​ nom féminin

Enseigne guerrière des anciens seigneurs féodaux.
locution Se ranger sous la bannière de qqn, avec lui, dans son parti.
La bannière étoilée, le drapeau des États-Unis.
Étendard que l'on porte aux processions. —  locution La croix* et la bannière.
Marine Voile en bannière, dont les coins inférieurs ne sont pas fixés et qui flotte au vent.
familier Pan de chemise.
Bandeau publicitaire d'une page web contenant un lien vers le site de l'annonceur.
 

synonymes

bannière nom féminin

drapeau, étendard, oriflamme, bandière (vieux)

 

exemples

Ces exemples proviennent de sources externes non révisées par Le Robert. N'hésitez pas à nous signaler tout contenu inapproprié. En savoir plus.
Quelle est la bannière sous laquelle elle marche à la conquête de la grandeur commerciale ?Henri-Émile Chevalier (1828-1879)
Plusieurs, se rendant justice à demi et ne se trouvant pas de fortune à lever bannière, se mettent sous le patronage d'un suzerain auquel ils prêtent foi et hommage.Charles de Bernard (1804-1850)
Si tous ceux qui étaient là avec le roi furent transportés de joie, en apercevant ce vaisseau avec sa bannière, c'est ce qu'il ne faut pas demander.Jules Michelet (1798-1874)
Vingt-quatre hommes, suivaient à la file et portaient chacun une bannière, sur laquelle était peinte une lettre d'un mètre de hauteur.Jean-Eugène Robert-Houdin (1805-1871)
Dans les revues, tous les émirs obéissant à la bannière noire se tenaient avec leurs étendards sur une ligne déployée, le front tourné du côté de l'est.Rudolf Carl von Slatin (1857-1932), traduction Gustave Bettex (1868-1921)
Il se fût présenté en chevalier errant, sans bannière et sans écu, devant ces hauts barons patentés de la ripaille et du brigandage.Léon Bloy (1846-1917)
Puis il fut convenu qu'à la bannière blanche, c'est-à-dire à la bannière royale, était substituée la bannière du peuple, c'est-à-dire la bannière tricolore.Alexandre Dumas (père) (1802-1870)
Il arbore la bannière de la concurrence et des quatre libertés qui servent les intérêts des grandes entreprises.Europarl
Elle ignore de même qu'un jour son mari vieillissant reviendra à la bannière de ses pères.Paul-Jean Toulet (1867-1920)
Quelle que soit la bannière sous laquelle ils aient combattu, on retrouve toujours dans leur courage des caractères communs qui les rapprochent et révèlent la même patrie.Joseph Kervyn de Lettenhove (1817-1891)
Ce mot, répété par le parti de l'opposition, devint bientôt comme une bannière proclamant la division qui éclata peu après dans la famille royale pour et contre la favorite...Laure Junot d'Abrantès (1784-1838)
On conçoit sans peine que, parmi tant de combattants, on ne peut établir ni discipline, ni unité d'action : aussi voit-on chacun lever sa bannière.Alexis de Tocqueville (1805-1859)
Elle chevaucha vers lui, sa bannière à la main, et, quand elle le rencontra, elle ôta son bonnet et inclina le plus qu'elle put la tête sur son cheval.Anatole France (1844-1924)
Je remarquai, en passant, une hutte plus grande et plus soigneusement construite que les autres, devant laquelle était plantée une bannière jaune et rouge.Eugène Sue (1804-1857)
Chaque année il avait eu les espérances de la guerre ; à chaque printemps sa bannière s'était déployée pour les belles aventures.Jules Michelet (1798-1874)
Et il se mit à marcher devant, jouant de la hache à droite et à gauche, jusqu'à ce que la bannière eût été jetée à l'eau...Jules Michelet (1798-1874)
Cependant les heures s'écoulent et la bannière de la liberté ne s'aperçoit pas encore sur la citadelle.Frédéric Bastiat (1801-1850)
Vous aviez aussi vos chevaliers du mystère, enrôlés sous la bannière des grâces et des vertus occultes.Joseph Fouché (1759-1820)
Ce n'est qu'à la deuxième bordée que le pavillon français avait été amené et remplacé par la bannière napolitaine.Henri Durand-Brager (1814-1879)
Le choix des moyens ne divise-t-il pas souvent des esprits réunis sous la même bannière ?Astolphe de Custine (1790-1857)
Afficher toutRéduire
 

définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « BANNIERE » s. f.

Terme de Marine. Estendart d'un vaisseau, qui marque de quelle nation il est. On navige seurement sur la Mediterranée sous la Banniere de France.
 
On le dit particulierement des pavillons des vaisseaux du Roy. On dit, Mettre le perroquet en Banniere, lors qu'on lasche la voile du perroquet, & qu'on la laisse voltiger au gré du vent.
 
On appelle Banniere de partance, le pavillon que l'on met à la pouppe du vaisseau, pour faire signal à l'équippage qui est à terre de venir s'embarquer.
 
BANNIERE DE CONSEIL, est la Banniere blanche que l'Amiral fait arborer en pouppe, quand il veut prendre advis de ses Capitaines. C'est aussi la Banniere de paix.
 
BANNIERE DE COMBAT, est le pavillon de gueules. Banniere d'aide & d'assistance. La Banniere Royale ne se doit jamais abbaisser. Des vaisseaux de semblable Banniere, c'est à dire, de même nation.
 
BANNIERE, se dit aussi de l'enseigne sous laquelle se rangent les vassaux d'un même Fief, quand l'Arriereban est convoqué.
 
Les Anciens donnoient le nom general de Banniere aux estendarts, qu'on nommoit aussi Pennons, Gonfanons, & Bassinets, avec cette difference que le Gonfanon étoit une Banniere d'Eglise, pendante & voltigeante ; au lieu que la Banniere étoit quarrée, attachée comme les Cornettes à une lance à la maniere du panneton d'une clef ; & le Pennon ou Guidon étoit à longue queuë, & l'on ne faisoit que coupper cette queuë pour faire une Banniere d'un Pennon. La plus-part des anciens Seigneurs sont representez dans leurs sceaux avec des Bannieres à la main, & entroient ainsi dans la lice aux tournois.
 
Les Bannieres sont en plusieurs pays des marques de Connestable, comme les Colonnes en Italie ont deux Bannieres, l'une d'Eglise, l'autre de l'Empire, derriere leur Escu. En Allemagne & en Suede plusieurs les portent en cimier, comme font aussi en France le Colonel de l'Infanterie, qui porte quatre Drappeaux, & le General de la Cavalerie quatre Cornettes. Les Officiers de la Couronne & leurs Lieutenants avoient droit autrefois de porter Banniere, & les seuls Seigneurs Bannerets. On donnoit autrefois l'investiture par la Banniere, lors que les Seigneurs se presentoient à genoux devant l'Empereur avec la Banniere en main armoyée du Blason de leurs Armes. L'ancienne Banniere de France étoit chargée de fleurs de lis sans nombre.
 
Menage derive ce mot du Latin bandum, & croit qu'on a dit banniere pour bandiere. Hotman le derive de l'Allemand bannier ; & Pasquier du vieux mot ban, qui signifie la publication qu'on fait pour obliger les vassaux d'aller à la guerre. Nicod le derive de ban, aussi Allemand, qui signifie heritage, ou champ, parce qu'il n'y avoit que les Seigneurs de Fief qui portoient Banniere. D'autres disent que c'est un vieux mot François qui signifioit commun. On trouve dans Jean de Mehun, Mort est à tous banniere, pour dire, commune. Borel croit qu'il a été fait par corruption de panniere, derivé de pannus, parce qu'on les faisoit de drap au commencement ; d'où vient qu'on appelloit Pans, Pennons, ou Panonceaux, les Bannieres des Barons & des Capitaines particuliers, qui venoient aussi de pannus, d'où a été fait encore par corruption Fanon & Gonfanon. Saumaise dit que bandum vient d'un nom Persan ban, parce que l'étendart étoit une bande d'étoffe. D'autres soûtiennent que bant étoit un vieux mot Cimbrique, qui signifioit banniere.
 
BANNIERE, est aussi un grand étendart quarré qu'on porte à une Procession, qui marque de quelle Parroisse elle est, parce qu'elle porte ordinairement l'image de son Patron.
 
BANNIERE, est aussi une piece d'estoffe que quelques Tailleurs ménagent & desrobent en couppant un habit.
 
On dit proverbialement, que les Tailleurs vont les premiers à la Procession, car ils portent la Banniere. On dit aussi d'un homme qu'on a de la peine à faire venir chez soy, qu'il faut avoir la Croix & la Banniere pour l'avoir. On dit aussi de ceux à qui on fait quelque belle reception, qu'on va au devant d'eux avec la Croix & la Banniere. On dit aussi, Cent ans Banniere, cent ans civiere, pour dire, qu'avec le temps on dechoit de la plus haute Noblesse.
Les mots de l’époque Sommes-nous envahis par les anglicismes ? Sommes-nous envahis par les anglicismes ?

Quand on demande aux gens ce qui pourrait mettre la langue française en danger, on entend souvent citer les anglicismes et la place trop importante que l’anglais prendrait aujourd’hui dans notre langue.

Arnaud Hoedt et Jérôme Piron 26/11/2020