bran

définitions

bran ​​​ nom masculin

vieux ou régional
Partie la plus grossière du son.
Excrément.
var. bren ​​​ | ​​​ , brun ​​​ | ​​​ .

synonymes

brun, brune adjectif

bistre, brunâtre, chocolat, mordoré, tête de maure, tête de nègre, tabac, terre d'ombre, feuille morte, brunet (vieux)

basané, bistre, bistré, boucané, brique, bronzé, hâlé, noir, tanné

[cheveux] châtain, marron

[cheval] bai

exemples

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Voire, mais avisez à ce que disent nos docteurs : bran, il faut crier à ce sourdaut, comme pour prendre une taupe.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Bran, vous n'en faites que causer, c'est assez.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Supposez, par exemple, que le propriétaire de cet établissement soit un malheureux désenchanté venu là pour enfouir l'épave de sa vie dans... dans le bran de scie !William Dean Howells (1837-1920), traduction Louis Fréchette (1839-1908)
Monsieur, elle est à bras, & à bran, & à bouche : c'est une vendeuse de cives.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Elle faisoit de l'interdite, semblant d'ôter sa chemise, une manche, puis l'autre : foin des puces, bran elles me mangeront.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Du bran de scie se collait à son visage en sueur.Jules Renard (1864-1910)
Que le diantre y avise, puisque les autres n'en veulent rien faire ; bran, cela m'est échappé.François Béroalde de Verville (1556-1626)
A cela, il se tut ; & ne fut plus si impudent, parce qu'on dit, bran pour les carmes.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Bran continua son voyage et arriva dans une île qui n'était peuplée que de femmes.Henry d'Arbois de Jubainville (1827-1910)
Il fait du bran de scie qu'il écarte au seuil de sa retraite.Jules Renard (1864-1910)
Surtout, vive l'amour et bran pour les sergents !Paul Lacroix (1806-1884)
Taisez-vous ; bran : ces poëtes en veulent toujours aux femmes, qui les affrontent aussi ; & cela leur est employé comme fievre en corps de moine.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Cette belle haquenée de bran nous a fait perdre la pierre à casser les œufs.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Quelle différence mettez-vous entre farine & bran, vu que la plupart de ceux-ci sont, comme dit l'autre, tournés en farine de diable ?François Béroalde de Verville (1556-1626)
Bran s'embarqua le lendemain, et trente personnes avec lui.Henry d'Arbois de Jubainville (1827-1910)
A son réveil, il trouva le bran, en quoi s'étoit réduite toute cette diabolique farine.François Béroalde de Verville (1556-1626)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « BRAN, ou Bren » s. m.

Excrement de l'homme qui decharge son ventre. Il se dit quelquefois absolument, quand on fait quelque imprecation contre quelqu'un, comme on dit, fouin, peste, bran.
 
BRAN DE JUDAS, se dit des rousseurs qui viennent sur le visage.
 
BRAN DE VIN. C'est de l'eau de vie.
 
BRAN DE SON. C'est du gros son.
 
Menage derive ce mot de Brance, qui est un vieux mot Gaulois, dont il est fait mention dans Pline en parlant de son, qui est encore à present appellé brann par les Anglois ; & il pense que le bran, qui signifie excrement de l'homme, n'a été dit que par metaphore de l'excrement du blé. Du Cange le derive aussi de l'Anglois, & témoigne qu'on disoit autrefois, Manger du bran de quelqu'un, pour dire, Manger de son pain : & qu'on a appellé Brenage, un droit qui se levoit sur le son ; & Bernier, Celuy qui en étoit Receveur. Mais bren est un mot ancien Gaulois ou Celtique, dont les Bas-Bretons se servent encore pour signifier du son.

Définition de « BRUN, UNE » adj. & subst.

Qui est de couleur sombre & obscure. Du drap brun, gris-brun, rouge-brun, verd-brun, Ce mot vient du Flamand bruin, ou de l'Allemand braun, qui signifient la même chose. Menage. Octavius Ferrarius dit qu'on a donné le nom à cette couleur, à cause qu'elle approche de celle des prunes, ou de la couleur des armes brunies, dont on croit qu'on a fait aussi bronse, & bronser, à cause que les Italiens disent abbronzare, pour dire, enduire d'une couleur brune. Quelques-uns croyent que c'est un vieux mot François, à cause de Brunehaut, qui signifioit une Dame brune.
 
BRUN, se dit aussi des personnes qui ont le poil noir, ou qui n'ont pas la peau extremement blanche. Un beau brun, une belle brune. les gousts sont differents ; l'un aime la blonde, & l'autre la brune : & l'on dit des inconstans, que tout leur est bon, qu'ils courent la blonde & la brune.
 
On appelle un clair-brun, celuy qui a les cheveux entre le blond, & le noir foncé.
 
BAY-BRUN, se dit des chevaux qui sont de couleur de chastaigne, mais fort obscure.
 
On dit aussi, que le temps est brun, qu'il fait brun, ou absolument on dit la brune, quand il approche de la nuit. Cet homme craint les Sergens, il n'ose sortir que sur la brune. il fait brun, la nuit approche. Sur la mer on dit, le brun de la nuit, pour dire, l'obscurité.
Le mot du jour Sauvageon, ensauvager, ensauvagement… Les mots d’une société inquiète Sauvageon, ensauvager, ensauvagement… Les mots d’une société inquiète

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Édouard Trouillez 17/09/2020