étole
définition
exemples
Phrases avec le mot étole
C'est une espèce d'étole qu'on les oblige de porter à leur col, et on les appelle sanbenitos.Marie-Catherine d'Aulnoy (1651-1705)
De nouveau, quelques taches de couleur tranchent avec cette dominante sombre, en particulier l'écharpe rouge du burgomeister et son étole blanche, signe de sa fonction de justicier.Revue française d'études américaines, 2005, Gilles Menegaldo (Cairn.info)
Mais il peut se transformer en étole aux heures fraîches, en paréo à la plage, voire en baluchon de fortune.Ouest-France, Bernadette BOURVON, 11/08/2018
Avec cela le ton grave et lent du thérapeute, son mouvement de se lever pour aller chercher une étole, son approche de la boîte de mouchoirs.Cahiers de Gestalt-thérapie, 2015, Edith Blanquet (Cairn.info)
Tous, sans exception, prirent part à la danse : ni la tiare, ni la mitre, ni l'étole ne furent protégées contre la faux de l'impitoyable ménétrier.Champfleury (1821-1889)
L'aube est recouverte d'une chasuble laissant dépasser en bas les deux extrémités frangées d'une étole.Le Moyen Age, 2018, Jacques Madignier (Cairn.info)
C'est pour cela qu'on le voit ainsi à ses pieds, tenu par son étole.Ouest-France, Olivier CLÉRO, 05/11/2013
Il était vêtu de l'aube et de l'étole.Émile Bergerat (1845-1923)
Elle n'avait pas de bagages, et ne portait qu'une étole de fourrure, sur une jupe transparente en tulle d'or, et un grand béret renaissance.Jacques-Émile Blanche (1861-1942)
Elles portent souvent un dupatta (longue étole) sur les épaules de manière à se couvrir le buste.Travail; genre et sociétés, 2013, Jyothsna Latha Belliappa (Cairn.info)
Coiffes traditionnelles bretonnes (onze pièces), deux morceaux de gilets brodés, culotte de dame, trois étoles en dentelle et deux bonnets de bébé.Cahiers Bruxellois, 2015, Virginie Coumans, Bérengère de Laveleye (Cairn.info)
Sur l'une des portes, il tient un goupillon et une étole et ligote un monstre.Ouest-France, Erika PENOT, 15/08/2012
Une petite fille s'enroule dans une étole vaporeuse.Ouest-France, Marie LENGLET, 28/08/2016
De grandes armoires recèlent les aubes, étoles, chasubles, dalmatiques, chapes que portent prêtres, diacres ou servants d'autel.Ouest-France, Fabienne GÉRAULT, 18/08/2023
On y trouve un reliquaire, vide, des étoles, des bannières de procession et divers objets, témoins du temps où les messes étaient célébrées en latin.Ouest-France, Julien BELAUD, 23/07/2015
Côté hommes, étoles et kilts côtoient le feile more, sorte de kilt d'un seul tenant.Ouest-France, Marie LENGLET, 07/08/2022
Parfois, quand arrivait le saint dimanche, il prenait un chapelet de saucisses et le portait comme une étole.Proche-Orient Chrétien, 2020, Elisée Marzin (Cairn.info)
Et, comme elle étouffait, elle écarta son étole de zibeline.Victor Margueritte (1866-1942)
Il se croisa l'étole sur la poitrine et murmura quelques mots latins.Ferdinand Fabre (1827-1898)
On avait ménagé une armoire derrière l'autel, et le cardinal y passa prendre l'étole et le surplis.Émile Zola (1840-1902)
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Dictionnaire universel de Furetière (1690)
Définition ancienne de ESTOLE s. f.
Ornement sacerdotal que les Curez mettent par dessus leur surpelis pour marque de leur superiorité dans leur Eglise. Les Prestres en portent aussi sur leur aube pour celebrer la Messe, & alors elle est croisée sur leur estomac. Les Diacres la portent en escharpe sur l'espaule gauche. C'est une grande bande d'estoffe chargée de trois croix, qui prend depuis le cou jusqu'aux pieds. On met le bout de l'estole sur la teste, quand on dit une Evangile pour quelque personne. Les Evêques ont pretendu que les Curez ne devoient point paroistre devant eux qu'avec l'estole. L'estole chez les anciens Payens estoit une robbe plus convenable à des femmes qu'à des hommes. C'estoit pourtant une robbe d'honneur chez toutes les nations. Les Rois même s'en servoient, & la donnoient quelquefois pour le prix de la vertu. Celle des Prestres d'aujourd'huy n'est autre chose que les extremités de cette longue robbe que portoit le Grand Prestre, dont elles sont la representation. L'usage de l'estole a commencé dans l'Eglise avec celuy de l'aube. Les Prestres la portoient toûjours autrefois, même en preschant, comme témoigne Alcuin : d'où vient qu'on l'a appellée aussi en Latin orarium de orare, parce qu'ils estoient les Orateurs de l'Eglise. Voyez le Traité qu'en a fait le Sr. Thiers Curé de Champrond.
Ces définitions du XVIIe siècle, qui montrent l'évolution de la langue et de l'orthographe françaises au cours des siècles, doivent être replacées dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. Elles ne reflètent pas l'opinion du Robert ni de ses équipes. En savoir plus.