Email catcher

mander

définitions

mander ​​​ verbe transitif

vieux ou littéraire
Transmettre (un ordre, une instruction). Mander que…, de…
Faire venir (qqn) par un ordre ou un avis. ➙ appeler, convoquer. Le roi manda ses vassaux.
Mander qqch. à qqn, le lui faire savoir (par lettre, etc.).

conjugaison

actif

indicatif

présent

je mande

tu mandes

il mande / elle mande

nous mandons

vous mandez

ils mandent / elles mandent

imparfait

je mandais

tu mandais

il mandait / elle mandait

nous mandions

vous mandiez

ils mandaient / elles mandaient

passé simple

je mandai

tu mandas

il manda / elle manda

nous mandâmes

vous mandâtes

ils mandèrent / elles mandèrent

futur simple

je manderai

tu manderas

il mandera / elle mandera

nous manderons

vous manderez

ils manderont / elles manderont

exemples

Ces exemples proviennent de sources externes non révisées par Le Robert. N'hésitez pas à nous signaler tout contenu inapproprié. En savoir plus.
Si j'ai besoin d'autres renseignements, je vous ferai mander.Albert Cim (1845-1924)
Le juge mandera et assermentera les experts en justice, dont le travail d'investigation médico-légale resserre la qualification du délit.Revue d'histoire des sciences humaines, 2010, Michel Porret (Cairn.info)
Écris-moi donc promptement ; car je m'imagine que, dans ce changement, tu dois avoir des choses de conséquence à me mander.Montesquieu (1689-1755)
Au bout d'un an, le duc, qui avait fait de fréquentes et courtes absences, fit mander le docteur et le consulta.Louis Ulbach (1822-1889)
Puis-je mander que l'on peut compter sur votre sœur ?Albert Vandal (1853-1910)
Mander, co-mander, demander, dans le dire et dans l'écoute, de part et d'autre de la parole.Le sociographe, 2020, Valentine Prouvez, Nathalie Legardinier (Cairn.info)
Et l'ennemi, de son côté, était assez discret pour ne les point mander.Romain Rolland (1866-1944)
Les avocats se trouvent dans le désarroi de ne pouvoir mander un médecin spécialisé dans le traitement des traumatismes psychiques des enfants.Journal du Droit des Jeunes, 2010 (Cairn.info)
En même temps que le ministre est essentiellement obligé de mander l'exacte vérité, il faut convenir qu'il y a manière de remplir ce devoir.Négociations, 2020, Antoine Pecquet (Cairn.info)
Du coup-là, i bigofona ao journâ pour d'mander ao grand tournou d'présse si qi pourrait fére eune ôfre pus haote.Ouest-France, Daniel GIRAUDON, 26/11/2017

définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « MANDER » v. act.

Donner un ordre à un inferieur de faire quelque chose. Dans toutes les lettres de Chancelerie le Roy mande, ordonne à ses Juges de faire aux parties bonne & breve justice.
 
MANDER, signifie aussi, Convoquer, enjoindre de venir à soy. Le Roy a mandé le ban & arriere-ban, a mandé le Parlement. Il a mandé le Prevost & ses Archers pour conduire ce prisonnier. Ce General a mandé tels Regiments, leur a ordonné de le venir joindre. La Cour a mandé un tel Juge, ordonné un veniat contre luy.
 
MANDER, signifie aussi, Inviter à se trouver à quelque ceremonie. Il a esté mandé pour assister à la nopce, à l'enterrement. On mande de notables bourgeois de se trouver au Bureau de la ville pour l'élection des Eschevins. Les escornifleurs viennent disner aux bonnes tables sans estre mandez. Cet homme est bien malade, il faut mander un Medecin, un Prestre.
 
MANDER, signifie aussi, Escrire à quelqu'un, ou luy envoyer un message pour luy faire sçavoir quelque chose, pour le prier, le charger, de faire quelque affaire. On luy a mandé cette nouvelle par un billet. On luy a mandé par un homme exprés tout ce qui s'est passé en une telle affaire. Cette partie a mandé à son Procureur de mettre son procés en estat. J'ay mandé à mes Fermiers qu'ils payassent cette somme.
 
MANDÉ, ÉE. part. pass. & adj.
Drôles d'expressions Faire un tabac Faire un tabac

« C’est une folie comme du tabac ; quand on y est accoutumée, on ne peut plus s’en passer », plaisante Madame de Sévigné à propos d’un parfum (1675).

Stéphane Marie et Nathalie Gendrot 21/12/2021