mander

 

définitions

mander ​​​ verbe transitif

vieux ou littéraire
Transmettre (un ordre, une instruction). Mander que…, de…
Faire venir (qqn) par un ordre ou un avis. ➙ appeler, convoquer. Le roi manda ses vassaux.
Mander qqch. à qqn, le lui faire savoir (par lettre, etc.).
 

conjugaison

actif

indicatif

présent

je mande

tu mandes

il mande / elle mande

nous mandons

vous mandez

ils mandent / elles mandent

imparfait

je mandais

tu mandais

il mandait / elle mandait

nous mandions

vous mandiez

ils mandaient / elles mandaient

passé simple

je mandai

tu mandas

il manda / elle manda

nous mandâmes

vous mandâtes

ils mandèrent / elles mandèrent

futur simple

je manderai

tu manderas

il mandera / elle mandera

nous manderons

vous manderez

ils manderont / elles manderont

 

exemples

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Vous m'avez fait un extrême plaisir de me mander le détail de la grande nouvelle dont il est présentement question.Charles Athanase Walckenaer (1771-1852)
Accusez donc mon malheur et non ma volonté, et me faites l'honneur, mon cher papa, de me mander de vos nouvelles.Gérard de Nerval (1808-1855)
On me rétorqua qu'un garde champêtre pouvait fort bien mander ses décisions au délinquant sur du papier à en-tête de la mairie, sans préjudice des notifications à venir.Michel Corday (1869-1937)
Je pense que, sans rien garantir, vous pouvez lui dire ce que je viens de vous mander, comme venant de bonne source.Prosper Mérimée (1803-1870)
Je vous conjure, ma fille, de me mander sincèrement des nouvelles de votre santé, de vos desseins, de ce que vous souhaitez de moi.Madame de Sévigné (1626-1696)
Vous devez pourtant m'excuser si je ne l'ai pas fait, et elles aussi : car que puis-je leur mander ?Jules Lemaître (1853-1914)
Je crus devoir, en lui répondant, lui mander toutes les observations que j'avais faites dans mon voyage.Ida Saint-Elme (1776-1845)
Elle me fit promettre de vous mander cette aventure, et d'aller demain lui aider à soutenir le reste des états, qui finiront dans huit jours.Madame de Sévigné (1626-1696)
Vous jugez bien que je ne désire donc que d'être avec vous ; cependant nous trouvâmes qu'il fallait vous mander que vous prissiez un peu vos mesures chez vous.Madame de Sévigné (1626-1696)
Ne manquez pas de m'écrire par tous les vaisseaux, de me mander vos progrès et vos découvertes : je les ferai valoir auprès des ministres.François-René de Chateaubriand (1768-1848)
Vous savez bien comme je suis pour ce qui vous touche : vous aurez soin de me mander la suite.Madame de Sévigné (1626-1696)
Je ne doute pas qu'elle ne sache tout ce que je me donne l'honneur de vous mander ; mais tant s'en faut que je l'appréhende, je le souhaite avec passion.Régis de Chantelauze (1821-1888)
Je ne lui écris pas n'ayant rien à lui mander, et je me contenterai de lui confirmer mes très humbles respects dans celle-ci.Régis de Chantelauze (1821-1888)
Je vous conjure de me mander vos sentiments là-dessus et ce que vous croyez que je doive faire.Bussy-Rabutin (1618-1693)
Je les fis mander par billet à la troisième personne, et sans indiquer d'heure pour l'audience ; seulement j'eus soin de les appeler à des jours différens.Anne-Jean-Marie-René Savary (1774-1833)
Il n'étoit pas besoin néanmoins de lui mander de la montrer : il n'y auroit pas manqué, quand même on ne lui en eût pas donné l'ordre.Bussy-Rabutin (1618-1693)
Au bout d'un an, le duc, qui avait fait de fréquentes et courtes absences, fit mander le docteur et le consulta.Louis Ulbach (1822-1889)
Mais, si tu ne mets toutes ces femmes à ma discrétion, je ne te réponds d'aucune d'elles, et j'aurai tous les jours des nouvelles aussi tristes à te mander.Montesquieu (1689-1755)
Mais enfin, pourvu que vous vouliez bien ne nous point mander de ne pas partir, il est très-certain que nous partirons.Madame de Sévigné (1626-1696)
Écris-moi donc promptement ; car je m'imagine que, dans ce changement, tu dois avoir des choses de conséquence à me mander.Montesquieu (1689-1755)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « MANDER » v. act.

Donner un ordre à un inferieur de faire quelque chose. Dans toutes les lettres de Chancelerie le Roy mande, ordonne à ses Juges de faire aux parties bonne & breve justice.
 
MANDER, signifie aussi, Convoquer, enjoindre de venir à soy. Le Roy a mandé le ban & arriere-ban, a mandé le Parlement. Il a mandé le Prevost & ses Archers pour conduire ce prisonnier. Ce General a mandé tels Regiments, leur a ordonné de le venir joindre. La Cour a mandé un tel Juge, ordonné un veniat contre luy.
 
MANDER, signifie aussi, Inviter à se trouver à quelque ceremonie. Il a esté mandé pour assister à la nopce, à l'enterrement. On mande de notables bourgeois de se trouver au Bureau de la ville pour l'élection des Eschevins. Les escornifleurs viennent disner aux bonnes tables sans estre mandez. Cet homme est bien malade, il faut mander un Medecin, un Prestre.
 
MANDER, signifie aussi, Escrire à quelqu'un, ou luy envoyer un message pour luy faire sçavoir quelque chose, pour le prier, le charger, de faire quelque affaire. On luy a mandé cette nouvelle par un billet. On luy a mandé par un homme exprés tout ce qui s'est passé en une telle affaire. Cette partie a mandé à son Procureur de mettre son procés en estat. J'ay mandé à mes Fermiers qu'ils payassent cette somme.
 
MANDÉ, ÉE. part. pass. & adj.
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05/03/2020