aboyer

 

définitions

aboyer ​​​ verbe intransitif

Pousser un aboiement. Le chien aboie.
(sujet : personne) Crier (contre qqn). Aboyer contre, après qqn.
 

conjugaison

actif

indicatif

présent

j'aboie

tu aboies

il aboie / elle aboie

nous aboyons

vous aboyez

ils aboient / elles aboient

imparfait

j'aboyais

tu aboyais

il aboyait / elle aboyait

nous aboyions

vous aboyiez

ils aboyaient / elles aboyaient

passé simple

j'aboyai

tu aboyas

il aboya / elle aboya

nous aboyâmes

vous aboyâtes

ils aboyèrent / elles aboyèrent

futur simple

j'aboierai

tu aboieras

il aboiera / elle aboiera

nous aboierons

vous aboierez

ils aboieront / elles aboieront

 

synonymes

aboyer verbe transitif et intransitif

crier, hurler, glapir, japper, gueuler (familier)

 

exemples

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Juste à ce moment, on entendit aboyer affreusement les molosses, tout au loin, au fond de la nuit...Gaston Leroux (1868-1927)
On entendait aussi aboyer et hurler les chiens, mais si loin, qu'il n'y avait guère lieu de compter sur une prompte assistance.George Sand (1804-1876)
Il ne pouvait plus aboyer juste et était toujours enroué, depuis qu'il n'était plus chien de salon et n'avait plus sa place sous le poêle.Hans Christian Andersen (1805-1875)
Quelques voix mal assurées détonnaient encore au sortir des cabarets, et les chiens de la ferme, comme s'ils eussent reconnu des voix amies, ne daignaient pas aboyer.George Sand (1804-1876)
Nous pouvons utiliser ce traité pour menacer et aboyer, mais il n’est pas question pour nous de pouvoir mordre quiconque ne le respectant pas.Europarl
Et pourtant cet homme et ses pareils sont sans cesse à aboyer sur nos talons.Arthur Conan Doyle (1859-1930), traduction Albert Savine (1859-1927)
Dans l'espace de trois ou quatre ans, on est surpris de les trouver fort laids, et de s'apercevoir qu'au lieu d'aboyer ils ne font plus que hurler tristement.Jean-François de La Harpe (1739-1803)
Tout à coup les chiens cessèrent leurs gambades, mirent le nez en l'air, s'agitèrent un moment, et se mirent à aboyer de toute leur voix.Charles Dickens (1812-1870) et Wilkie Collins (1824-1889), traduction Mme Judith (1827-1912)
Il lui avait été si sévèrement interdit dès son enfance de hurler et d'aboyer, qu'il avait perdu tout à fait cette habitude naturelle aux êtres de son espèce.George Sand (1804-1876)
En ce moment deux gros chiens de garde qui dormaient dans la cour se mirent à aboyer.Joseph Marmette (1844-1895)
Pendant le jour je faisais feu sur ces maraudeurs, et la nuit je leur opposais mon chien, que j'attachais dehors à un poteau, et qui ne cessait d'aboyer.Daniel Defoe (1661-1731), traduction Petrus Borel (1809-1859)
Le chien continuait à aboyer avec fureur et les cavaliers devaient être indécis, car quelques moments s'écoulèrent avant qu'ils ne se résolussent à frapper à la porte.Honoré Beaugrand (1848-1906)
Son mari se mit à gronder, des femmes à l'entourer, les enfants à crier, les chiens à aboyer.Alfred de Vigny (1797-1863)
Alors il vint rôder autour de la maison et aboyer sous les fenêtres pour qu'on lui ouvrît : ainsi agissait-il après les chasses et les promenades lorsqu'il trouvait portes closes.Louis Pergaud (1882-1915)
Tout à coup, les deux chiens, simultanément, dressèrent la tête, bondirent vers la porte et se mirent à aboyer.Octave Mirbeau (1848-1917)
Dans le même temps elles ouïrent aboyer dans leur chambre, comme quand un chien a peur la nuit de ce qu'il rencontre.Paul Scarron (1610-1660)
Elle dormait ; mais la meute, qui avait l'oreille au guet, entendant quelque bruit, se mit à aboyer, et la réveilla.Denis Diderot (1713-1784)
Il est seul, je ne dis pas non : mais il vous a deux compagnons qui ne se feront pas faute d'aboyer...Paul Mahalin (1838-1899)
On les entendait « aboyer », surtout quand ils étaient lancés sur les talons d'un renne ou d'un wapiti.Jules Verne (1828-1905)
On pourra me faire crever de faim, on ne m'empêchera pas d'aboyer sous les étrivières de l'indignation !Léon Bloy (1846-1917)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « ABBOYER, ou abbayer » v. n.

qui se dit pour exprimer le cri des chiens. Les chiens abboyent quand ils sentent des larrons. Ce mot vient du Latin adbaubare, Menage : ou de boare Latin, qui vient de boan Grec : ou est un mot factice qui imite le son que fait le chien en abboyant. Nicod.
 
ABBOYER, se dit figurément des hommes, lors qu'ils s'attendent à quelque chose, qu'ils la desirent & poursuivent avec avidité. Cet homme abboye aprés cette succession, cette charge. ce chicaneur abboye toûjours aprés le bien d'autruy.
 
On le dit encore de ceux qui font crier aprés eux. Cet homme est si méchant, si endebté, que tout le monde abboye aprés luy. Un Satyrique abboye, crie aprés les vices.
 
Je tiens qu'originairement abboyer & abbayer sont deux mots differents, & qu'abboyer s'est dit seulement au propre du cri des chiens, ou de ce qui luy ressemble ; & qu'abbayer s'est dit au second sens figuré, & est composé de bayer, ou beer qui signifie regarder attentivement, ou attendre impatiemment, ce qu'on fait ordinairement avec une bouche beante ; mais que par abus l'affinité de ces mots les a fait confondre, & prendre l'un pour l'autre.
 
On dit proverbialement, Abboyer à la lune, pour dire, Crier & pester inutilement contre un plus puissant que soy. On dit aussi, Tout chien qui abboye ne mord pas, pour dire, que ceux qui menacent, souvent ne font pas grand mal.
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15/04/2020