beau-père

 

définitions

beau-père ​​​ nom masculin

Père du conjoint, pour l'autre conjoint.
Mari de l'un des parents, pour les enfants d'une autre union. Des beaux-pères.
 

synonymes

beau-père nom masculin

beau-papa (familier), parâtre (vieux)

 

exemples

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Il y avait une fois un tailleur (c'était mon futur beau-père) qui avait une fort belle fille à marier, tous les jeunes gens la recherchaient à cause de sa beauté.Édouard Laboulaye (1811-1883)
Mon beau-père l'attaqua devant les tribunaux pour le mettre en demeure de payer les matériaux avec lesquels il avait construit les moulins.Marquise de La Tour du Pin Gouvernet (1770-1853)
Mais supposons que le juge ait cherché de ce côté-là, qu'il ait soupçonné dès les premiers jours la félonie de mon futur beau-père.Paul Bourget (1852-1935)
Il est probable que la défiance du beau-père le détourna de se mettre entre les mains du gendre.Émile Vincens (1764-1850)
Depuis ma dernière j'ai transféré mes pénates chez mon beau-père : m'y voilà avec ma femme, sa fille de chambre, etc., etc.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Ce dernier détail occupait une place d'autant plus importante dans ma pensée, que mon beau-père avait l'habitude de fermer la main, ce pouce en dedans, comme pour le cacher.Paul Bourget (1852-1935)
L'enterrement eut lieu le lendemain ; puis, après la cérémonie, le beau-père et la belle-fille se trouvèrent seuls dans la ferme, avec l'enfant.Guy de Maupassant (1850-1893)
Des bévues sans nombre ne permirent pas de dissimuler la médiocrité des talens de votre beau-père : il n'avait que l'art de se faire des ennemis.Napoléon Bonaparte (1769-1821)
Il hésita un instant à renouveler le meuble du salon, qui était pourtant assez convenable, étant un présent de son beau-père.Émile Gaboriau (1832-1873)
Ce motif fut déterminant pour lui ; il partit ; je ne l'accompagnai pas ; mon beau-père était mourant alors.Louis Constant Wairy (1778-1845)
Est-ce que le désir d'épargner à ce frère infâme un châtiment disciplinaire pouvait justifier chez mon beau-père une si longue faiblesse et dans des conditions d'inquiétude semblable ?Paul Bourget (1852-1935)
Je puis nommer préfet le fils d'un régicide : je ne nommerais pas son gendre ; car on choisit son beau-père, et on ne choisit pas son père.Albert Delpit (1849-1893)
Il avait un beau-père, une tante riche, des parents, je ne sais plus trop, qui menaçaient de déshériter l'enfant si, lui le père, il le voyait.Victor Hugo (1802-1885)
Un père servait avec ses fils, un beau-père avec son gendre, un oncle avec ses neveux, un frère avec un frère, un cousin avec un cousin.François-René de Chateaubriand (1768-1848)
Dournof, resté seul, se mit à son bureau et rangea divers papiers ; il écrivit plusieurs lettres qu'il mit en évidence, dont une adressée à son beau-père.Henry Gréville (1842-1902)
Prévenir cette dernière comme mon beau-père l'avait fait et dans cette mesure, c'était parer d'avance à cette menace, au moins en partie.Paul Bourget (1852-1935)
Mon beau-père mourrait, je l'avais condamné au nom de mon droit imprescriptible de fils vengeur, mais ne pouvais-je pas le contraindre à mourir de sa propre main ?Paul Bourget (1852-1935)
Dame, vous savez, chez mon beau-père, ça n'est pas comme à la ville, bien sûr.Pierre Loti (1850-1923)
Donc, le plus sûr, c'est que tu me fasses renouveler le billet, à ton beau-père en payant l'intérêt.George Sand (1804-1876)
Il ne demandait pas mieux que d'occuper ses loisirs ; le beau-père n'eut qu'à se louer de la résolution qu'il avait prise.Pierre Zaccone (1818-1895)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « BEAU-PERE » subst. masc.

Terme relatif à l'égard des enfants d'un premier lit. Il se dit du mari qui a épousé leur mere en secondes nopces : & Belle-mere est la femme que leur pere a épousé de la même maniere. Ce mot, selon Pasquier, vient de Beat Pere, qu'on donnoit aux Religieux. Mais Menage pretend qu'on a dit beau-pere, comme on a dit Beau Sire, par une épithete d'honneur. Mais toutes ces qualités avoient autrefois leurs noms propres, & on appelloit parastre, marastre, filiastre, les beau-pere, belle-mere, & beau-fils ; & serourge, ou sereur, celuy qui avoit épousé nostre soeur, dont les exemples sont frequents dans les Coustumes, & dans Boutillier.
Le mot du jour Reprise Reprise

En français, le préfixe re-, ré-, r- est issu du latin re-, red- qui marque un retour à un état antérieur, une répétition ou un mouvement en sens contraire qui déconstruit tout ce qui a été établi.

Aurore Vincenti 11/05/2020