pitance

 

définitions

pitance ​​​ nom féminin

péjoratif Nourriture. Une maigre pitance. —  Nourriture (d'un animal).
 

synonymes

pitance nom féminin

nourriture, aliments, subsistance, ordinaire (littéraire), rata (argot militaire)

 

exemples

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Depuis lors ils eurent rarement à supporter d'aussi longs jeûnes ; on leur apporta assez régulièrement leur pitance, à savoir : de temps en temps trois ou quatre onces de mauvais pain.Pétrus Borel (1809-1859)
Il ne leur coûtait que sa pitance, pis que frugale, et en le recueillant, ils eurent l'air de faire une bonne action.Georges Eekhoud (1854-1927)
Il n'avait reçu pendant ce long espace de temps, d'autres visites que celles des gardiens qui lui apportaient sa pitance quotidienne, et du médecin qui pansait ses blessures.Eugène-François Vidocq (1775-1857)
Le lendemain, je ne vis que la servante ; elle m'apporta encore la maigre pitance du régime des prisonniers.Edward John Trelawney (1792-1881), traduction Victor Perceval (1835-1887)
Il ne jappait d'ailleurs que pour réclamer sa pitance ; mais, dans ce cas, il jappait avec acharnement.Guy de Maupassant (1850-1893)
On vous portera votre pitance là-haut, car j'en ai assez de vous voir et de vous entendre !...André Theuriet (1833-1907)
Sans compter quavec le pain et la pitance de mon bissac, on faisait sur lherbe, ensuite, un beau petit goûter...Frédéric Mistral (1830-1914)
Leur pitance était chétive, car ils étaient condamnés à exécuter des travaux bien difficiles et bien longs pour des aveugles.Frédéric Bastiat (1801-1850)
Les hommes endurent de grandes fatigues, et les chiens encore plus : qu'ils gagnent bien la triste pitance qu'on leur réserve pour chaque soir en voyage !Pierre Duchaussois (1878-1940)
Quand le geôlier vint m'apporter ma pitance, je ne pus résister au désir de l'interroger.Arnould Galopin (1863-1934)
La nourriture n'avait aucun raffinement inutile et nulle épice complémentaire ne gâtait cette pitance paysanne.Gabriel-Tristan Franconi (1887-1918)
Aujourd'hui, nous disposons au moins d'un document, bien que je doive avouer que cela constitue une maigre pitance.Europarl
Les rouliers s'étaient tus, nous toisaient avec des regards sournois, haineux comme des chiens auxquels on arrache leur pitance et qui montrent les crocs, prêts à mordre.René Maizeroy (1856-1918)
Il n'entendait, dans ce tombeau où traînait sa trop lente agonie, que, de temps en temps, le pas du geôlier qui lui apportait sa pitance.Maurice Level (1875-1926)
Si la pitance était maigre, il en faisait son deuil, et souriait à la mauvaise fortune comme autrefois à la bonne.Edmond About (1828-1885)
Ceux-ci recevaient toujours bonne pitance de reliefs à la grand'porte, et dressaient la cinquième table sur le gazon de l'avenue, ou sur les revers des fossés.George Sand (1804-1876)
Les provisions s'épuisaient, & toujours aux mêmes heures les chats, restés la seule compagnie du mousse, venaient demander leur pitance.Champfleury (1821-1889)
Le colonel prit en pitié les fatigues de ses hussards, obligés d'aller deux fois par semaine chercher – à dos – la pitance de leurs montures.Émile Gaboriau (1832-1873)
Faites-nous distribuer ce matin, s'il vous plaît, notre pitance quotidienne, afin que nous ne soyons pas dérangés ; nous allons fermer la porte pour être tranquilles !Eugène Sue (1804-1857)
Picouic, avec le coup d'œil sûr et prompt de l'homme affamé qui entrevoit un moyen de s'assurer le gîte et la pitance, étudia la situation.Michel Zévaco (1860-1918)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « PITANCE » s. f.

Viande, chair, ou poisson, &c. qu'on mange dans tous les repas outre le pain. On donne à chacun la pitance. Cela leur vaut foin & pitance. Ce mot n'est plus en usage que chez quelques Religieux. Du Cange dit qu'il vient de pictantia, qu'on a dit dans la basse Latinité pour une portion monacale qui étoit donnée à deux Moines dans une écuelle, & qui étoit composée de poisson, ou autres mets, meilleurs que ceux des legumes. Quelques-uns ont derivé ce mot à pietate. Plusieurs autres, comme Saumaise, le derivent à pittacio, qui signifioit une ration ou portion telle qu'on donnoit aux soldats, dont il est parlé dans plusieurs loix du Code Theodosien ; & depuis on l'a appliqué à des Chanoines & à des Moines. Le mot pittacia signifioit un titre ou écriteau qu'on mettoit dessus les vaisseaux pour marquer ce qui étoit contenu au dedans, ou leur destination.
Le dessous des mots À table ! À table !

Le contenu de nos assiettes ne ressemble pas à celui qu’ont connu nos grands-parents. Depuis soixante ans, de nouveaux aliments, de nouvelles habitudes apparaissent et changent imperceptiblement notre quotidien et nos manières de vivre.

Marie-Hélène Drivaud 08/12/2020