satyre

 

définitions

satyre ​​​ nom masculin

Mythologie grecque Divinité à corps d'homme, à cornes et à pieds de bouc. ➙ faune.
Homme lubrique ; exhibitionniste, voyeur.
Papillon de jour à grandes ailes brunes et noires.
 

synonymes

satyre nom masculin

faune, ægipan, capripède (littéraire), chèvre-pied (littéraire), bouquin (vieux)

exhibitionniste, pervers

obsédé, vicieux, cochon (familier)

 

exemples

Ces exemples proviennent de sources externes non révisées par Le Robert. N'hésitez pas à nous signaler tout contenu inapproprié. En savoir plus.
Lisez, sur la préférence que les dames romaines donnoient aux eunuques et le parti qu'elles en tiroient, depuis le 365e vers de cette satyre jusqu'au 379e.Honoré-Gabriel de Riqueti de Mirabeau (1749-1791)
Celle qui couvre son amie nue et endormie a l'air de la découvrir et le satyre a trop la tête d'un lord anglais.Joséphin Péladan (1859-1918)
Il est aussi loin de nous que s'il n'était qu'un satyre innocent dans les grands bois.Jules Lemaître (1853-1914)
Détaillant le caractere de sa bonne amie, elle en faisoit, par forme de conversation, une critique approchante de la satyre.Claude Godard d'Aucour (1716-1795)
Satyre sous un chêne (représentant l'inconstance qu'il faut craindre) dormant sur une couche de roses épineuses ; il tient à la main une longue-vue largement développée lui permettant de voir l'avenir.André Le Glay (1785-1863)
Cependant y a-il quelqu'un qui les oze advertir de leurs defauts et de leurs sottises, si ce n'est la comédie ou la satyre ?Antoine Furetière (1619-1688)
D'ailleurs, hors les traits abîmés par le satyre, tout le visage ne décelait que des lignes pures et des nuances fraîches.Joseph Henri Rosny (1856-1940)
Usons notre temps avec la ponce de bienséance, ou le grès de sagesse ; & que cependant notre satyre soit perpétuelle, pour découvrir l'abomination des affaires du mauvais monde.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Voilà un bon trait de satyre, et il est plaisant de faire parler ainsi le petit poisson.Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort (1741-1794)
En même temps le baronnet tombait à ses genoux avec un air de vieux satyre.William Makepeace Thackeray (1811-1863), traduction Georges Guiffrey (1827-1887)
Voilà un trait de satyre qui porte sur le fond de nos mœurs, mais d'une manière bien adoucie.Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort (1741-1794)
Au premier plan une nymphe et un satyre sont tombés aux pieds d'un autel, décoré de têtes de bouc.Edmond de Goncourt (1822-1896)
C'est une épopée magique et une satyre contre le christianisme, que l'auteur avait sans doute professé pendant quelque temps.Éliphas Lévi (1810-1875)
Voilà, mon amie, ce qu'on appelle une idylle que je vous fois, tandis que le satyre, l'oreille dressée, se réjouit à dire des contes à nos femmes.Denis Diderot (1713-1784)
Mais le satyre ne la cherchera pas longtemps ; car il est plus inconstant encore que libertin.Denis Diderot (1713-1784)
J'admirai particulièrement un groupe composé d'un hermaphrodite et d'un satyre ; ils luttent ensemble, et l'hermaphrodite renverse le satyre : l'expression est vraie et énergique.Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont (1774-1852)
Vous m'advouërez vous-mesme que c'est le plus grand plaisir du monde, et qu'on peut bien faire autant de mal par un exploit que par une satyre.Antoine Furetière (1619-1688)
Et toutefois le progrès se poursuit, et les images du progrès à venir, même le plus lointain, se pressent sur les lèvres du satyre transfiguré.Ernest Dupuy (1849-1918)
Je le trouvai au coin de son feu, les deux jambes emmaillotées, mais griffonnant sur son genou, et riant de l'air d'un satyre, car il en avoit tous les traits.Jean-François Marmontel (1723-1799)
C'était le délire qui venait, un délire affreux, mélangé de souffrances et de désirs, vision de satyre et de damné, agonie atroce, comme il en est tant.Jules Claretie (1840-1913)
Afficher toutRéduire
 

définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « SATYRE » s. m.

C'estoit chez les Payens un demy-Dieu fabuleux, qui presidoit aux forests avec les Faunes & les Silvains. Ils le peignoient avec des cornes sur la teste, une queuë, des pieds de bouc, & tout velu par le corps. On croit que ce mot vient de sathin, qui en vieux Grec signifioit le membre viril, parce que de leur naturel ils étoient fort enclins à la paillardise.
 
SATYRE, se dit aussi par comparaison, d'un homme laid & barbon qui est fort adonné aux femmes. C'est un vieux bouquin, un vray Satyre.
 
SATYRE, est aussi une espece de Poëme inventé pour corriger & reprendre les moeurs corrompuës des hommes, ou critiquer les meschants ouvrages tantost en termes picquants, tantost avec des railleries. Entre les Anciens Horace & Juvenal ont excellé à faire des Satyres. En France Regnier & Despreaux ont fait de belles Satyres. Il s'en est fait aussi en prose. Le Catholicon d'Espagne est une Satyre contre les Ligueurs, & s'appelle Satyre Menippée, par allusion à celle qu'avoit écrit un certain Menippus, dont parlent Macrobe & Varron, qu'il avoit intitulée de son nom.
 
SATYRE, se dit aussi de toute medisance & raillerie piquante, libelle diffamatoire, Chronique scandaleuse, qui blesse l'honneur du prochain. Les Officiers de police empeschent tant qu'ils peuvent qu'on ne fasse de ces Satyres. Regnier a dit de luy-même :
 
Quoy ! Monsieur, n'est-ce pas cet homme à la satyre,
 
Qui perdoit son amy, plûtost qu'un mot pour rire ?
 
On appelle proverbialement, un pauvre Satyre, un miserable qui n'a ni bien ni credit.
Vidéos La concision, par Karim Duval La concision, par Karim Duval

Découvrez une mini-série exclusive pour Le Robert, par l'humoriste Karim Duval.

15/04/2020