sevrer

 

définitions

sevrer ​​​ verbe transitif

Cesser progressivement d'alimenter en lait (un enfant ; un jeune animal), pour donner une nourriture plus solide. —  par analogie Sevrer un toxicomane. ➙ sevrage.
Agriculture Séparer du pied mère (un greffon, une marcotte).
littéraire Sevrer qqn de, le priver de (qqch. d'agréable). ➙ frustrer. —  au participe passé Une enfant sevrée de tendresse.
 

conjugaison

actif

indicatif

présent

je sèvre

tu sèvres

il sèvre / elle sèvre

nous sevrons

vous sevrez

ils sèvrent / elles sèvrent

imparfait

je sevrais

tu sevrais

il sevrait / elle sevrait

nous sevrions

vous sevriez

ils sevraient / elles sevraient

passé simple

je sevrai

tu sevras

il sevra / elle sevra

nous sevrâmes

vous sevrâtes

ils sevrèrent / elles sevrèrent

futur simple

je sèvrerai

tu sèvreras

il sèvrera / elle sèvrera

nous sèvrerons

vous sèvrerez

ils sèvreront / elles sèvreront

 

synonymes

sevrer verbe transitif

frustrer, priver

se sevrer verbe pronominal

se désintoxiquer

 

exemples

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Nous avions avec nous ma tante l'abbesse et ma petite fille qu'il avait fallu sevrer à neuf mois : le chagrin et l'inquiétude avaient fait tarir le lait de sa nourrice.Marie-Louise-Victoire de Donnissan La Rochejaquelein (1772-1857)
On pense bien qu'on n'avait pas attendu l'époque de mon rappel pour me sevrer.Antoine-Vincent Arnault (1766-1834)
Mais il faut le sevrer, et c'est un terrible drame : celui qui vivait du lait de sa mère était heureux de sa douceur.Charles-Louis Philippe (1874-1909)
Une si vive imagination ne pouvait cependant se sevrer si jeune d'amour.Alphonse de Lamartine (1790-1869)
Ce restant de face froide, grignotée par les belettes et les chats-huants, eût suffi pour sevrer d'illusions lunaires une imagination grisée du lait de brebis des vieilles élégies romantiques.Léon Bloy (1846-1917)
Nous sevrer, c'est déjà commencer à nous faire quitter notre mère.Charles-Louis Philippe (1874-1909)
J'ai craint que le dérangement de ma santé ne nuisît à ma fille, j'ai voulu la sevrer.Sophie Cottin (1770-1807)
Je perdis ma petite fille au moment où l'on venait de la sevrer, à seize mois, et lorsque j'espérais la revoir.Marie-Louise-Victoire de Donnissan La Rochejaquelein (1772-1857)
Ma première rencontre avec moi-même eut lieu dans ce logis de ma nourrice, à l'époque où l'on commençait à me sevrer.Judith Gautier (1845-1917)
C'est bien la peine de sevrer les pauvres innocents de leurs pures joies !Joséphine Marchand (1861-1925)
Je ne demande rien de plus pour me sevrer de mon nid.Alphonse de Lamartine (1790-1869)
La sentence a été reportée à 2004 pour permettre à la mère de sevrer son enfant.Europarl
Ils laissent grandir l'enfant sans lui inculquer les lois de l'économie ; ils se bornent à le sevrer de toute jouissance, sans lui donner aucune compensation.Louise d'Alq (1840-1910)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « SEVRER » v. act.

Empêcher un enfant de tetter, l'accoustumer à prendre d'autres alimens que le lait de la Nourrice. On a été obligé de sevrer cet enfant au bont de l'an, parce que sa Nourrice n'avoit plus de lait ; on l'a sevré en mettant du chicotin sur la mammelle. Il y a des femmes chez qui on met les enfans en pension pour les sevrer. Ce mot vient du Latin separare, parce qu'en vieux langage sevrer signifioit seulement separer ; & en effet les enfans qu'on sevre, on les separe de leur Nourrice. Menage. Borel le derive de exuberare, c'est à dire, tirer de la mammelle.
 
SEVRER, se dit figurément en Morale, en parlant des obstacles qu'on fait aux pretentions de quelqu'un. Il esperoit espouser cette fille, mais il est venu un tiers qui l'en a sevré. Celuy que veut faire son salut, se doit sevrer de luy-même de tous les plaisirs de la vie.
 
SEVRÉ, ÉE. part. pass. & adj.
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Édouard Trouillez 17/02/2020