fée

définitions

fée ​​​ nom féminin et adjectif

Être imaginaire d'apparence féminine auquel la légende attribue un pouvoir surnaturel et une influence sur la destinée des humains. Bonne fée. La fée Carabosse (méchante fée). —  Conte de fées (et, au figuré, aventure extraordinaire).
adjectif vieilli Qui a des pouvoirs magiques.
locution Avoir des doigts de fée : être d'une adresse qui semble surnaturelle. —  Une fée du logis, maîtresse de maison très habile.

synonymes

exemples

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Le sentier qu'ils suivaient, lui et la fée, descendait à la grève et décrivait mille détours entre les haies.Paul Féval (1816-1887)
Vous pensez qu'une méchante fée l'avait transporté dans les airs, puisqu'il se trouvait là sans que je l'eusse aperçu sur la route ?Isabelle de Montolieu (1751-1832)
La grande fée faisait cesser de temps en temps le chamaillis et lui demandait s'il voulait l'aimer.Marie-Catherine d'Aulnoy (1651-1705)
Pas un mot de vérité vraie, des modernes de contes de fée, mais vus avec une optique toute particulière à l'homme : l'optique de l'hyperterrestre funambulesque.Edmond de Goncourt (1822-1896)
Nous ne devons toutefois pas oublier que les miracles ne se produisent que dans les contes de fée.Europarl
Je me demandais quel poète ou quelle fée habitait là, quel solitaire inspiré avait découvert ce lieu et créé cette maison de rêve, qui semblait poussée dans un bouquet.Guy de Maupassant (1850-1893)
Non, non, fée charmante, fée chérie, vous ne voudrez pas le faire, vous ne le ferez pas.Comtesse de Ségur (1799-1874)
Mais c'est donc une fée ou une princesse déguisée que ce trésor de petite femme-là !Éliphas Lévi (1810-1875)
Le titre de tante paraît avoir remplacé celui de fée, car c'est le nom d'une personne généralement bienfaisante.Alphonse Chabot (?-1921)
Enchantée de son épreuve, la fée entraîne la mère, et les deux sœurs restent seules, ayant chacune deux flacons en main.Mademoiselle Mars (1779-1847)
Tout à coup les onze frères, terrifiés, virent apparaître la sphère d'eau annoncée par la fée ; ils cherchèrent vainement le mot préservateur, depuis longtemps oublié au milieu d'innombrables orgies.Raymon Roussel (1877-1933)
La fée lisait dans les astres avec la même facilité qu'on lit à présent les contes nouveaux qui s'impriment tous les jours.Marie-Catherine d'Aulnoy (1651-1705)
Il faut que vous sachiez que c'est une cruelle fée qui me hait ; et par malheur, étant mon ancienne, elle a plus de pouvoir que moi.Marie-Catherine d'Aulnoy (1651-1705)
Cette fée prenait la figure d'une lionne ; la reine ou sa fille s'asseyaient sur elle, et couraient ainsi les forêts.Marie-Catherine d'Aulnoy (1651-1705)
Chacun lui demanda pardon, tout fut apaisé, et elle se hâta de suivre la vieille fée qui l'avait toujours attendue.Marie-Catherine d'Aulnoy (1651-1705)
Ce n'est pas ma faute, la fée qui change les princes en navets m'a rendu fou.Victor Cherbuliez (1829-1899)
Le mystère de nos entrevues plaisait d'ailleurs à ma jeune imagination, et il m'était doux de penser que je jouais auprès d'un bel officier malheureux le rôle d'une fée secourable.Amédée Achard (1814-1875)
Il ne savait pas que ceux qui parvenaient à saisir la bonne fée au corps pouvaient lui demander tout ce qu'ils voulaient.Paul Féval (1816-1887)
La fée avait jugé tout de suite qu'elle ne pourrait échapper que par la ruse.Paul Féval (1816-1887)
Vous êtes sans doute une grande reine ou une grande fée, dont la présence inattendue est pour nous un honneur et un bonheur.Comtesse de Ségur (1799-1874)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « FÉE » subst. fem.

Terme qu'on trouve dans les vieux Romans, qui s'est dit de certaines femmes ayant le secret de faire des choses surprenantes : le peuple croyoit qu'elles tenoient cette vertu par quelque communication avec des Divinitez imaginaires. C'estoit en effet un nom honneste de Sorcieros ou Enchanteresses. Menage derive ce mot de fata, qui a esté fait de fateor, qui vient du Grec phatos, fatus. Mr. Gaumin dit qu'il vient de fatuus, à cause que les propheties des Fées estoient fort fades ou fates ; ou à fande. Nicod dit qu'il vient de fatum, comme qui diroit, fato submissus. Du Cange dit qu'il peut venir de Nympha. On a dit dans la basse Latinité fadus & fada.
 
FÉE. adj. Chose enchantée par quelque puissance superieure. des armes fées qui ne pouvoient estre percées. on fait un conte du lievre fée qui ne pouvoit estre pris ; & du chien fée, qui devoit prendre tous les lievres qui furent laschez l'un devant l'autre, & qui courent encore. Il est dans Rabelais.
 
Les Poëtes ont appellé quelquefois les Muses, les neuf belles Fées.