frère

définitions

frère ​​​ nom masculin

Celui qui est né des mêmes parents que la personne considérée, ou seulement du même père ou de la même mère. ➙ demi-frère ; familier frangin, frérot. La sœur et le frère. Son frère aîné, cadet (familier son grand, son petit frère). ➙ benjamin, puîné. —  Frère de lait*. —  Grand frère : jeune homme qui veille sur les plus jeunes, dans les quartiers difficiles.
(surtout pluriel) Homme, considéré comme membre de la famille humaine ; fidèle d'une même religion. Mes très chers, mes bien chers frères… —  Appellation des membres d'ordres religieux. Les frères des écoles chrétiennes.
Homme qui a une communauté d'origine, d'intérêts, d'idées (avec d'autres). ➙ ami, camarade, compagnon. Des frères d'armes. —  en apposition (avec un nom masculin) Des peuples frères. —  locution Un faux frère : un homme qui trahit ses amis, ses associés.

synonymes

frère nom masculin

frangin (familier), frérot (familier)

ami, camarade, compagnon, confrère, copain (familier), pote (familier)

semblable, congénère, égal, pair, pareil, prochain

religieux, capucin, franciscain, dominicain, ignorantin, mariste

faux frère

traître, déloyal, hypocrite, fourbe (littéraire), faux-cul (très familier), faux-derche (très familier)

exemples

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Pardonne un peu de vanité, mon cher frère, si parfois je me donne quelques louanges.Walter Scott (1771-1832), traduction Albert Montémont (1788-1861)
Mon père me dit que là vivaient les chefs de la marine ; ma mère que c'était là que vivaient son frère et les amis des grands personnages.Arthur Conan Doyle (1859-1930), traduction Albert Savine (1859-1927)
Et qui pourrait mieux honorer la tombe d'un frère que les larmes viriles de l'amitié ?George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Mon frère, cette femme est l'épouse d'un de nos plus braves guerriers ; chassez sans délai l'esprit qui la tourmente.James Fenimore Cooper (1789-1851), traduction Auguste-Jean-Baptiste Defauconpret (1767-1843)
Après les classes, quand notre professeur fut parti, je redoutai de rester en tête à tête avec mon frère ... j'avais honte !Léon Tolstoï (1828-1910), traduction Michel Delines (1851-1914)
C'était le frère de ma mère, et cependant il n'avait rien des sentiments de sa sœur.Mayne Reid (1818-1883), traduction Henriette Loreau (1815-1883)
J'aurai à parler plus longuement de lui par la suite, mais vous vous souviendrez dès maintenant qu'il était mon oncle et le frère de ma mère.Arthur Conan Doyle (1859-1930), traduction Albert Savine (1859-1927)
Pour l'homme, chaque femme doit être, avant tout, une sœur, et l'homme pour la femme, un frère.Léon Tolstoï (1828-1910), traduction Ely Halpérine-Kaminsky (1858-1936)
Satan, notre frère, est tombé ; il aima mieux être dévoré de feu que de rendre plus long-tems son hommage.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Henri seul est mon frère ; non pas celui qui est roi là-bas, mais celui qui est prisonnier ici.Alexandre Dumas (père) (1802-1870)
Elle est à genoux devant son frère, dont elle respecte la volonté à l'égal de la loi, tient son ménage et se trouve heureuse.Fedor Dostoïevski (1821-1881), traduction J.-W. Bienstock (1868-1933) et Charles Torquet (1864-1938)
Il pensait toujours à l'âme de son frère et à l'âme de ceux qui ne partageaient pas ses opinions.William Makepeace Thackeray (1811-1863), traduction Georges Guiffrey (1827-1887)
Je le crois bien, mon pauvre frère ; nous serions accourus bien vite si nous t'avions entendu.Johann David Wyss (1743-1818), traduction Isabelle de Montolieu (1751-1832)
Sais-tu que c'est toi-même qui m'aliène le cœur de mes amis et tu veux faire maintenant la même chose à l'égard de mon frère.Rudolf Carl von Slatin (1857-1932), traduction Gustave Bettex (1868-1921)
Mais comme mon père étoit alors d'accord avec mon frère, je pensai que si j'essayois de m'en aller ouvertement, on prendroit des mesures pour m'arrêter.Benjamin Franklin (1706-1790), traduction Jean Henri Castéra (1749-1838)
Elle l'informait qu'il avait un petit frère, né d'un second mariage ; mais, ayant tout, elle portait aux nues l'amour maternel de l'impératrice.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Ton frère est voué à un sort étrange, qui ne peut plus subir ni changement ni réforme.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Je lui en ai dit un mot, et elle l'a très-bien pris ; mais elle n'aime pas à entendre parler de son frère.Jane Austen (1775-1817), traduction Isabelle de Montolieu (1751-1832)
Les haines de ton frère, – je ne les maudis point ; tu n'as pas pitié de moi, – mais je ne puis t'oublier.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Vous êtes son frère après tout, comme vous le dîtes au vieux la dernière fois que vous vîntes chez lui.Charles Dickens (1812-1870), traduction Alfred des Essarts (1811-1893)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « FRERE » s. m.

Terme relatif entre deux enfans masles qui sont sortis d'un même pere ou d'une même mere. Abel fut tué par son frere Caïn. Ce mot, selon Scaliger & Gerard Vossius, vient du Grec phratir, pour phrator, qui signifie proprement, Celuy qui puise de l'eau dans un même puits. Car phrear en Grec signifie un puits : phratria, l'Assemblée de ceux qui puisent, ou qui ont droit de puiser dans un même puits. Ce mot est venu de la ville d'Argos, où il n'y avoit que certains puits distribuez dans differens quartiers de la ville, n'y ayant point de fonteines.
 
FRERES CONSANGUINS, sont deux freres qui ont seulement le même pere.
 
FRERES UTERINS. Ce sont ceux qui sont seulement sortis de la même mere.
 
FRERE NATUREL, est un frere illegitime, bastard.
 
FRERES JUMEAUX. Ce sont freres nez de la même ventrée.
 
FRERE DE LAIT, se dit de celuy qui a testé une nourrice, & de l'enfant dont elle venoit d'accoucher, qu'elle a quitté pour prendre un nourriçon.
 
BEAU-FRERE, qui est frere d'une femme à l'esgard de son mari, ou qui est frere du mari à l'esgard de la femme.
 
FRERE, se dit figurément en Morale à l'esgard de ceux qui sont unis par l'amitié, par la même Religion. Tous les Chrestiens sont nos freres en J. C., freres spirituels ; nous les devons aimer comme nos freres, vivre avec eux en freres. On appelle les Heretiques, nos pauvres freres errans.
 
FRERE, se dit plus particulierement des Religieux d'un même Couvent. c'est le Frere Zacharie, le Frere Bonaventure. Ils ont emprunté ce nom des premiers Chrestiens qui s'appelloient tous freres. Il se dit encore plus particulierement de ceux qui ne sont pas Prestres, qu'on appelle Freres à l'esgard des autres, qu'on nomme Peres.
 
FRERE LAY OU LAIC, ou Frere Convers, est un Religieux qui ne parvient point aux Ordres, & qui sert les autres ; qu'on appelle ainsi par opposition à Frere du Choeur.
 
FRERES, se dit encore dans de certains Ordres Religieux. Les Religieux de St. Dominique se font appeller les Freres Prescheurs ; ceux de St. François, les Freres Mineurs ; ceux de la Charité, les Freres Ignorans. Les Anciens ont appellé Freres pies, tous les Moines qui estoient vestus d'habits moitié blancs, & moitié noirs. Thomas Walsinghan les appelle Freres agaces ou agaches, qui signifie pies.
 
Dans les Ordres Militaires les Chevaliers s'appellent aussi Freres ; & dans l'Ordre de Malthe il y a des Freres Servans, qui sont des Chevaliers du second ordre, qui n'ont pas fait leurs preuves de Noblesse. En Latin on les appelle, Fratres clientes.
 
FRERES D'ARMES, sont ceux qui ont fait societé à la guerre, & qui se sont promis un service & une assistance reciproque.
 
FRERES DE LA ROSECROIX, sont des Chymistes & Cabalistes, qui se disoient invisibles, & qui avoient fait il y a quelque temps une societé qui a donné lieu à un tres-sçavant livre de Guillaume Naudé Bibliothecaire du Cardinal Mazarin.
 
On appelle Faux frere, un homme qui trahit ses associez, ses compagnons.
 
On dit proverbialement, qu'un homme est un bon frere, pour dire, un bon vivant, un bon compagnon, qui n'aime qu'à rire & à faire bonne chere. On dit aussi, Partager en freres, pour dire, Partager également.
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Édouard Trouillez 28/06/2021