hébètement

 

définitions

hébètement ​​​ ou hébétement ​​​ nom masculin

littéraire État d'une personne hébétée. ➙ abrutissement, hébétude.
 

synonymes

hébétement nom masculin

abrutissement, ahurissement, hébétude, stupeur

 

exemples

Ces exemples proviennent de sources externes non révisées par Le Robert. N'hésitez pas à nous signaler tout contenu inapproprié. En savoir plus.
Moi, au milieu de cela, il me semble m'apercevoir dans une glace, avec sur la figure un doux hébétement, quelque chose d'un bonheur bouddhique.Edmond de Goncourt (1822-1896) et Jules de Goncourt (1830-1870)
Ce toucher la réveilla ; et elle considéra l'objet d'un regard noyé, avec cet hébétement des sommeils interrompus.Guy de Maupassant (1850-1893)
Son visage n'exprimait pas en ce moment, comme de coutume, l'agitation et l'hébétement ; au contraire ; il était calme, recueilli, et même majestueux.Léon Tolstoï (1828-1910), traduction Michel Delines (1851-1914)
Et ses yeux malheureux se relevaient vers la portière, un peu pareils par l'hébétement à ces pauvres beaux yeux des bêtes qu'on aperçoit dans les trains de marchandises.René Boylesve (1867-1926)
Le comte, assis, les mains sur les genoux, regardait par terre, dans l'hébétement de ce qu'il venait de voir.Émile Zola (1840-1902)
Dans cette espèce d'hébétement, on voit les actrices venir, sortir, comme à un appel invisible, aller à quelque chose de lointain, d'où s'échappe un murmure profond comme une clameur d'océan.Edmond de Goncourt (1822-1896) et Jules de Goncourt (1830-1870)
Elle était de très-grande taille, sa tête rasée paraissait démesurément petite, un mouvement spasmodique agitait sa lèvre inférieure, épaisse et pendante : ce masque hideux offrait le type d'un hébétement farouche.Eugène Sue (1804-1857)
Le soir, brisé, la tête vide, il goûtait des voluptés infinies au fond de l'hébétement qui le prenait.Émile Zola (1840-1902)
Sa crainte se muait en une sorte d'hébétement si complet qu'il en arrivait à croire que tout n'était qu'illusion, fantaisie.Maurice Level (1875-1926)
Nana ne répondait pas, restait toute blanche, regardait le poêle froid, la table sans assiettes, la pièce lugubre où cette paire de soûlards mettaient l'horreur blême de leur hébétement.Émile Zola (1840-1902)
Carlotta se réveilla en disant qu'elle avait froid, et, se sentant nue, dans l'hébétement du réveil, elle poussa des cris et se sauva dans la chambre voisine.René Boylesve (1867-1926)
La poissonnière entendit la lecture de ce passage avec une stupéfaction qui touchait presque à l'hébétement.Henri-Émile Chevalier (1828-1879)
J'aurais glissé à l'hébétement d'un métier si, dans mon amour de la force, je n'avais eu une consolation, celle de cette production incessante, qui me rompait à toutes les fatigues.Émile Zola (1840-1902)
Les exilés n'avaient plus de larmes ; les uns rongés par la fièvre, les autres assoupis dans l'hébétement des grandes douleurs, ils laissaient pleurer ceux qui restaient.Henry Gréville (1842-1902)
Il rassemble tous les éléments à effet, à une époque qui a besoin de moyens très vulgaires et très violents, à cause de l'état d'hébétement où elle se trouve.Fredéric Nietzsche (1844-1900), traduction Henri Albert (1869-1921)
Maintenant, il n'éprouvait plus, avec une immense lassitude, qu'une sorte d'hébétement dont rien ne pouvait le tirer.Maurice Level (1875-1926)
Quelques secondes s'étaient écoulées, plus longues que des heures, et son âme s'était engourdie dans un hébétement d'idiot.Guy de Maupassant (1850-1893)
Je buvais cependant, et vaguement, je regardais avec hébétement ma main qui allait de la bouteille au verre et portait le verre à mes lèvres.Jules Lermina (1839-1915)
Cette intelligence, autrefois vive et gaie, luttait encore quelque peu contre le lourd hébétement d'une ivresse presque continuelle.Eugène Sue (1804-1857)
L'anathème, la malédiction des grandes foules a un magnétisme terrible, pour frapper d'impuissance, d'aveuglement, d'hébétement.Jules Michelet (1798-1874)
Afficher toutRéduire
Le français des régions Boujou Boujou

Boujou, mon bijou ! Dans les parlers normands, on trouve le mot boujou, forme dialectale équivalente au français commun « bonjour », qui s’emploie pour saluer quelqu’un que l’on rencontre ou dont on prend congé : « Boujou de Normandie ! »

27/10/2020