cohue

définitions

cohue ​​​ nom féminin

Foule en désordre.
Bousculade, désordre, dans une assemblée nombreuse. ➙ mêlée. La cohue des heures de pointe.

synonymes

cohue nom féminin

foule, multitude, peuple (familier), populo (familier)

bousculade, confusion, mêlée, ruée, rush

exemples

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Mais en attendant de faire celle de la cohue, il convient de donner une description détaillée de la grand'salle ; et rien n'y manque en effet.Louis Maigron (1866-1954)
La force latine défilait, s'amassait, engloutissait maintenant le faubourg, et la ville germanique de sa cohue bleue aux bonnets d'ourson, de ses fusillades éclatantes, de ses batteries de tambours.Paul Adam (1862-1920)
Dans la cohue insouciante, et qui trouve l'enterrement long, commence à sourire l'idée d'une petite fête.Edmond de Goncourt (1822-1896)
Maurice, qui connaissait pourtant le pays, ne savait plus où il roulait, incapable de se reprendre, dans le torrent débordé, la cohue affolée qui coulait à pleine route.Émile Zola (1840-1902)
La cohue effroyable et passionnée dans laquelle on était en danger d'être écrasé dura jusqu'à la tombée de la nuit.Rudolf Carl von Slatin (1857-1932), traduction Gustave Bettex (1868-1921)
C'était une indéfinissable cohue, et sur les toilettes brillantes des femmes, sur les épaules nues, toutes scintillantes de bijoux, tranchaient les habits noirs des hommes.Alexis Bouvier (1836-1892)
On aurait dit la détresse d'une cohue enchaînée, la terreur et les cris de milliers d'êtres cloués au sol, qui ne pouvaient fuir, sous cette mitraille.Émile Zola (1840-1902)
Zola a rendu, avec une vérité empoignante, la cohue priante et maladive, bondant les trains, encombrant les gares, s'entassant dans les wagons, où les cantiques couvrent le râle des agonisants.Edmond Lepelletier (1846-1913)
Nous nous trouvâmes au milieu de plus de six mille traîneurs, et, dans cette cohue, je fus, comme il arrivait toujours, séparé de mes camarades.Adrien Bourgogne (1785-1867)
Les brancards, où gisaient des corps ballonnés, des faces pâles aux yeux luisants, se balançaient, parmi les poussées de la cohue.Émile Zola (1840-1902)
Une cohue d'hommes, de chiens et de chevaux se foulent, de nouveau sur le théâtre du premier engagement.Henri-Émile Chevalier (1828-1879)
Mais il fallait rendre nationale une journée anti-populaire, où la force avait triomphé d'une cohue de représentation qui n'avait montré ni véritable orateur ni chef.Joseph Fouché (1759-1820)
Il ne fallait désormais qu'un hasard gros comme le doigt pour transformer la foule en cohue.Paul Féval (1816-1887)
L'auteur de ce cruel ouvrage renonce à donner une idée de la cohue sans nom qui suivit ce coup de théâtre.Gaston Leroux (1868-1927)
Depuis quelques semaines, d'ailleurs, l'effervescence montait, et elle aboutissait à cette dernière journée de lutte, une cohue fiévreuse où grondait déjà la décisive bataille qui allait s'engager.Émile Zola (1840-1902)
Et, quand il retomba dans le salon d'honneur, la cohue y avait grandi rapidement, on commençait à y marcher avec peine.Émile Zola (1840-1902)
Ce fut une rupture d'écluse, les deux cours franchies dans un fracas de torrent, la rue envahie, inondée de cette cohue hurlante.Émile Zola (1840-1902)
Capté, ranimé, égayé par ces paroles douces, il se remit à causer, ne voyant qu'elle, n'écoutant qu'elle dans cette grande cohue flottante.Guy de Maupassant (1850-1893)
À la tête de la première cohue, un tambour battait la marche de retraite, probablement à la tête d'un détachement de la garnison que je n'ai pu voir.Adrien Bourgogne (1785-1867)
La vue de ces hommes vaincus, blessés, à l'aspect souffrant, ne souleva aucune pitié dans le cœur de la cohue, qui les accueillit par des cris insultants.Henri-Émile Chevalier (1828-1879)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « COHUE » s. f.

Vieux mot qui signifioit autrefois l'assemblée des Officiers de Justice, qui se faisoit en certain lieu pour juger les procés, comme on voit dans les Ordonnances de l'Eschiquier de Normandie de l'an 1383. On s'en est servi depuis pour signifier le lieu destiné à tenir la Justice dans des villages par des Juges pedanées, ainsi appellé à coeunte multitudine, selon Chopin. Du Cange croit qu'il vaut mieux le deriver du Latin chaos. Il vient plustost de coui, qui est un vieux mot Celtique ou Bas-Breton signifiant la même chose. Menage témoigne que coua a été dit autrefois pour halle. Or c'est dans les halles que se tiennent la plus-part des petites Justices. On appelle encore la halle & cohuë de Quintin en Bretagne, le lieu où se font les publications de Justice. Il y en a encore plusieurs semblables en Poictou.
 
COHUË, se dit figurément des assemblées tumultuaires où il n'y a point d'ordre, où chacun parle en confusion. On tenoit autrefois de belles conferences chez un tel, mais il y est venu tant d'impertinents, que cela est degeneré en cohuë.