moi
définition
Définition de
moi
pronom personnel et nom masculin invariable
Pronom personnel de la première personne du singulier et des deux genres (➙ aussi me) représentant la personne qui parle ou qui écrit. ➙ je ; familier bibi, ma pomme.
(complément d'objet après un impératif) Regarde-moi (mais : ne me* regarde pas).
(après un autre pronom personnel) Donnez-la-moi.
emphatique Regardez-moi ça !
(sujet) Moi, faire cela ? « Qui est là ? — Moi. »
renforçant je Moi, je…
Moi qui… Moi qui vous parle…
(coordonné à un nom, un pronom) Mon frère et moi.
(dans une phrase comparative) Plus, moins que moi. Ne faites pas comme moi.
(attribut) C'est moi… (+ proposition relative) C'est moi qui vous le dis.
(précédé d'une préposition) Avec moi, chez moi. L'idée n'est pas de moi.
Pour moi, à mon égard ; pour ma part.
Pour moi (selon moi, d'après moi), il est fou.
Chez moi. ➙ chez-moi.
À moi : mien. Ce stylo est à moi. Un ami à moi (→ un mien* ami).
De vous à moi (→ entre nous).
nom masculin invariable
Forme que prend une personnalité à un moment particulier. Notre vrai moi.
Psych. Instance psychique qui arbitre les conflits entre pulsions, interdits et impératifs de la réalité. ➙ ego.
Voir aussi :Pronoms personnelsÉlision
synonymes
Dictionnaire universel de Furetière (1690)
Définition ancienne de MOY Pronom personnel
de la premiere personne, qui signifie la même chose que je, qui sert à conjuguer les verbes. Cela est pour moy, cela est pour toy. Je le dis moy. Moy qui vous parle. Vous ne le voulez pas & je le veux moy. Ce n'est pas moy qui en suis cause. Cette terre est à moy. Il n'y a rien de commun entre luy & moy. Il ne tient pas à moy. C'est un different à juger entre toy & moy. Pourquoy vous en prendre à moy ? est-ce moy qui l'ay fait ? Pour moy j'en suis d'accord. Il se dit souvent avec un point admiratif. Moy ! je serois capable de cette trahison ? Vous m'accusez de cela, moy ! songez-vous que vous parlez à moy ? On s'en sert aussi pour appeller quelqu'un ; Venez à moy. A moy, je suis blessé, secourez moy. C'est fait de moy, je me meurs. On dit encore, Pour moy, quant à moy, quand on commence à dire son opinion. On dit proverbialement, Se tenir sur son quant à moy, pour dire, Faire le rogue, le suffisant, attendre à dire son advis le dernier, comme le croyant decisif. Malherbe a dit, De moy, au lieu de dire, Pour moy, ou quant à moy ; mais on ne le dit plus. On dit aussi moy-même par exaggeration. Je veux aller moy-même luy parler, m'esclaircir. Je n'ay que faire de valet, je me sers bien moy-même. J'ay appris la Geometrie de moy-même, sans avoir eu besoin de Maistre. J'ay fait cela de moy-même, de mon propre mouvement, sans instigation d'aucun. Moy-même j'en ay pitié. En termes de negoce, un Marchand qui tire une lettre de change dit, valeur receuë de moy-même, ou en moy-même, ou rencontrée en moy-même, c'est à dire, pour ce qui m'est deu.
Ces définitions du XVIIe siècle, qui montrent l'évolution de la langue et de l'orthographe françaises au cours des siècles, doivent être replacées dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. Elles ne reflètent pas l'opinion du Robert ni de ses équipes. En savoir plus.
