tyran

 

définitions

tyran ​​​ nom masculin

Histoire Chez les Grecs, celui qui s'emparait du pouvoir par la force.
Personne qui, ayant le pouvoir suprême, l'exerce de manière absolue, oppressive. ➙ autocrate, despote, dictateur. —  au figuré Un tyran domestique.
Gobe-mouches d'Amérique tropicale.
Le tyran tritri Le tyran tritri - Crédits : iStockphoto/Michael Stubblefield Crédits : iStockphoto/Michael Stubblefield
 

synonymes

 

exemples

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Ces vérités sont senties ; mais, le tyran sait leur opposer une crainte non moins active.Ernest Daudet (1837-1921)
Car elle avait repris des vêtements de femme, – les uns prêtés par son hôtesse, les autres parcimonieusement payés par son tyran.Daniel Lesueur (1854-1921)
Je ne chercherai même pas à me justifier aux dépens de mon oppresseur qui est là, écoutant les fictions et les présomptions qui semblent transformer le tyran en victime.Walter Scott (1771-1832), traduction Albert Montémont (1788-1861)
Plus d'un sénateur gergovien ne devait pas lui pardonner d'être le fils d'un tyran, et roi lui-même.Camille Jullian (1859-1933)
Le tyran demeure l'expression très-forte du génie de son pays et de son siècle ; c'est pourquoi il n'arrête ni ne détourne la civilisation.Émile Gebhart (1839-1908)
Monsieur a tout perdu dans mon esprit depuis que je le vois, depuis qu'il s'est révélé à moi, comme le tyran d'une femme.Alexandre Dumas (père) (1802-1870)
Une révolte sur le champ de bataille, un accord pour s'embrasser en reniant un tyran, est un phénomène qui ne se présente pas à ma mémoire.Alphonse de Lamartine (1790-1869)
Tout enfant que j'étais, je compris combien ces deux êtres étaient mal assortis et, dans ce moment, ma pitié était bien plus vive pour le tyran que pour la victime.Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond Boigne (1781-1866)
Le roi avait besoin de l'amitié du tyran italien, dans un moment où il fallait peut-être qu'il pérît lui-même ou devînt tyran.Jules Michelet (1798-1874)
Les étoiles pâlissent, parce que l'ennemi vient, le soleil qui les absorbe toutes, tyran jaloux, dans son rayonnement...Jules Lermina (1839-1915)
Il était prêt à lui sacrifier tout, à lui obéir comme à un tyran qui aurait le droit de disposer de son temps, de son avenir, de ses biens.Charmes Mérouvel (1832-1920)
Au dehors, les satellites du tyran voisin l'épiaient en le menaçant ; au dedans, les frères lui dressaient mille embûches.Charles de Rémusat (1797-1875)
Un sourire, une flatterie indirecte, suffisent pour apaiser la colère d'un tyran, et changent souvent sa rigueur en clémence.Sophie Gay (1776-1852)
J'ai secoué son sommeil, brisé sa chaîne, je lui ai rendu ses troupes, et voilà encore une fois le tyran debout.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
C'était un joueur effréné, un duelliste de farouche humeur qui gardait sur le terrain la sombre mine d'un tyran de mélodrame.Paul Féval (1816-1887)
Elle serait le créateur d'un nouveau peuple au lieu d'être le tyran de ses anciens sujets.Jean-Paul Marat (1743-1793)
Quelques larges gouttes amères tombèrent dans la coupe pendant qu'il la recevait humblement de la main de son tyran.Edgar Allan Poe (1809-1849), traduction Charles Baudelaire (1821-1867)
Elle chercha un moyen de le marquer à son chiffre pour le reconnaître et le tenir même dans l'abîme, et, en bête affolée plus qu'en tyran, se précipita.Ernest La Jeunesse (1874-1917)
Avez-vous, avec le dernier tyran, conspiré contre la sûreté et la liberté du peuple françois ?Alcide de Beauchesne (1800-1873)
Le tyran ne supportait pas, dans le pays qu'il opprimait, la présence d'un homme libre.André Beaunier (1869-1925)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « TYRAN » s. m.

Usurpateur d'un Estat, oppresseur de la liberté publique, qui s'est emparé par violence ou par adresse de la souveraine puissance. Chez les Anciens le mot de Tyran n'étoit pas odieux, & signifioit seulement Roy, ou Souverain : mais comme les peuples aimoient la liberté, ils ont appellé Tyrans, tous ceux qui leur vouloient commander absolument. Denys estoit Tyran de Syracuse ; Phalaris Tyran d'Agrigente. S. Thomas appelle Tyran, celuy qui fait tourner toutes choses à son profit particulier.
 
TYRAN, se dit aussi d'un Prince qui abuse de son pouvoir, qui ne gouverne pas selon les loix, qui use de violence & de cruauté envers ses sujets. Les Martyrs ont bravé la cruauté des tyrans. Neron & Caligula estoient de cruels tyrans.
 
TYRAN, se dit aussi d'un particulier qui abuse du pouvoir, de l'autorité qui luy a été commise, qui s'en sert à tourmenter le peuple, pour exiger plus qu'il ne doit. Dans les pays de montagnes, ou pendant les troubles, le peuple est tourmenté par quantité de petits Nobles & de petits tyrans. Les Juges esloignés des Parlements s'erigent en petits tyrans de campagne, ils ne souffrent pas qu'on leur donne la moindre assignation.
 
TYRAN, se dit aussi figurément en Morale, des desirs violents, du desordre de nos passions. L'amour est un cruel tyran. L'avarice & l'ambition sont des tyrans qui ne nous laissent aucun repos. L'usage est le tyran des langues. L'amour est le tyran des coeurs & des belles ames.
Drôles d'expressions Faire l'école buissonnière Faire l'école buissonnière

Faire l'école buissonnière : jouer, se promener au lieu d’aller en classe.

Alain Rey 18/02/2020