rente

 

définitions

rente ​​​ nom féminin

Revenu périodique tiré d'un bien, d'un capital. Avoir des rentes. —  locution Vivre de ses rentes (sans travailler).
Somme d'argent qu'une personne est tenue de donner périodiquement à une autre. Rente viagère.
Emprunt de l'État, représenté par un titre qui donne droit à un intérêt.
 

synonymes

 

exemples

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Mais, de même, celui qui lui vend la terre ou la rente est déterminé par cette considération qu'il a besoin de dépenser les dix mille francs d'une manière quelconque.Frédéric Bastiat (1801-1850)
Sa mère mourut deux ans plus tard en lui donnant une sœur, et, en 1804, les deux enfants, devenus orphelins, héritaient chacun de huit cents francs de rente.Lucien Biart (1828-1897)
Monsieur a donné l'ordre d'acheter pour trente mille francs de rente au comptant, payables le quinze.Honoré de Balzac (1799-1850)
Ses millions ont passé aux hospices, sauf une rente que les deux vieux serviteurs mangent aujourd'hui en petits bourgeois.Émile Zola (1840-1902)
Fontenoy m'a paru tout propre à faire mon salut, attendu qu'il me rapporte 10,000 livres de rente et que j'enrage d'avoir des terres qui ne me rapportent rien.Gaston Maugras (1850-1927)
Ce bonhomme pouvoit avoir gagné cinq ou six mille écus de rente, mais il avoit grand nombre d'enfants.Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1690)
Ces revenus, avant l'âge de trente-sept ans, s'élevaient à deux cent mille livres de rente.Alphonse de Lamartine (1790-1869)
Il y ajouta une chapelle qu'il avoit fondée dans ce même lieu, dix livres de rente, dix muids de vin et dix setiers de blé par an.Jacques Bins de Saint-Victor (1772-1858)
Des parents bienveillants s'étaient occupés d'elle et ils l'assuraient qu'ils allaient lui faire obtenir 8,000 livres de rente.Gaston Maugras (1850-1927)
Vous auriez cent millions de rente que vous ne me verriez pas à vos pieds, je vous en donne ma parole d'honneur !Octave Feuillet (1821-1890)
Il étoit vêtu comme un simple bourgeois, alloit toujours à pied, et avoit pourtant dix-huit mille livres de rente.Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1690)
Comme si un homme qui a quarante-huit mille livres de rente en fonds de terre autour d'un château digne d'un prince, descendait à de pareilles sottises !Honoré de Balzac (1799-1850)
En supposant que la restauration de leur maison coûtât trente mille francs, le frère et la sœur réunissaient dix mille livres de rente.Honoré de Balzac (1799-1850)
Cent mille francs de rente valent mieux que cinquante, cinquante que vingt-cinq, et ainsi de suite...Victor Margueritte (1866-1942)
Elle n'avait plus que trente mille livres de rente, sans compter l'hôtel, qui en valait de dix-huit à vingt, peut-être.Gustave Flaubert (1821-1880)
Il lui donna une pension de quatre mille malvedis de rente, & le retint près de sa personne.François Béroalde de Verville (1556-1626)
Cette charge y est tenue par des gens de qualité, et vaut cent mille écus de rente.Gédéon Tallemant des Réaux (1619-1690)
En joignant à cette somme ses économies, le comte pouvait acheter deux domaines voisins qui valaient environ neuf mille livres de rente.Honoré de Balzac (1799-1850)
Est-ce que 500,000 francs en terres, en maisons, en machines ou autrement cesseront d'être 500,000 francs parce que l'on n'en tirera plus la rente ?Frédéric Bastiat (1801-1850)
Il lui semblait, à lui, qu'il payait cette rente depuis un demi-siècle, qu'il était trompé, floué, ruiné.Guy de Maupassant (1850-1893)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « RENTE » s. f.

Revenu qui vient tous les ans ; profit d'argent, fruits d'une terre. Ce pauvre homme n'a ni rentes ni metairie, il vit du travail de ses bras. C'est un bon bourgeois qui vit de ses rentes, qui n'a point d'employ, ni de charge. Pour vivre avec esclat à Paris, il faut bien des rentes, bien du revenu. Ce mot vient du Latin rendita, qu'on a dit pour reddita. Menage.
 
RENTE, se dit aussi d'une charge fonciere deuë par un heritage aliené à cette condition. Les Seigneurs ont donné des terres à cens & à rentes. C'est une rente noble qui porte laods & ventes. Les rentes foncieres & seigneuriales ne sont point rachettables, qu'en Normandie on appelle tolerables, parce qu'on est obligé de les supporter. Les baux à rente se font à longues années. Il y a des rentes censives ou nobles opposées à rentes roturieres, qui ne portent point de profit de fief, qu'on appelle autrement rentes seches. On appelle rentes surfoncieres ou arriere-foncieres, des secondes rentes foncieres qu'on appelle autrement surcens.
 
RENTE, se dit aussi d'un trafic d'argent qu'on fait en alienant le fonds, moyennant un certain profit ou interest licite qu'on en retire tous les ans. Les rentes constituées à prix d'argent sont rachettables à toûjours, se peuvent toûjours amortir en remboursant le fonds. On ne peut demander que cinq années d'arrerages de rentes constituées. Les rentes de Normandie sont au denier 14. Le taux du Roy est au denier 20. Il y en a qu'on constituë au denier 24. Il y a aussi des rentes viageres qu'on donne à fonds perdu. On appelle aussi ces rentes en plusieurs lieux rentes courantes ou volages. L'Ordonnance de Henry II. appelle rentes volantes, celles qui sont constituées en bled, & porte leur reduction à prix d'argent, & les rend rachettables au denier douze. Il y a aussi des rentes viageres ou à vie, opposées aux hereditaires ; des rentes realisées & nanties, qui ont avantage sur les simples hypothecaires.
 
RENTES, se dit aussi de celles que le Roy constituë à ses sujets, qu'on appelle rentes sur l'Hostel de Ville, dont il avoit autrefois plusieurs parties assignées sur divers fonds. Les rentes du Sel, des Aides, du Clergé, des Receptes generales, & des Tailles : elles sont à present toutes remboursées. Il y avoit des Payeurs & des Controlleurs de ces rentes sur chaque partie.
 
RENTE, se dit proverbialement en ces phrases. On dit d'un escornifleur, que ses pourchas luy valent mieux que ses rentes. On dit de ceux qui viennent gueuser, ou importuner en certains temps, comme aux Estrenes, à Pasques, qu'ils se sont constituez une rente. On dit, Deux chappons de rente, l'un gras, & l'autre maigre, quand on donne deux choses pour pareilles, qui sont pourtant d'inégale valeur.
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22/10/2020