cri

 

définitions

cri ​​​ nom masculin

Son perçant émis par la voix. Pousser des cris. ➙ crier. Cri aigu, strident (➙ hurlement), étouffé. Des cris de joie, de souffrance.
Parole(s) prononcée(s) très fort, sur un ton aigu. Cri d'alarme, de protestation (➙ clameur), d'approbation (➙ acclamation, hourra). locution Jeter les hauts cris, protester.
au figuré, familier Le dernier cri (de la mode), sa toute dernière nouveauté. —  en apposition Un blouson dernier cri.
Opinion manifestée hautement.
Mouvement intérieur (de la conscience). Le cri du cœur, l'expression non maîtrisée d'un sentiment sincère.
Son émis par les animaux. Le cri du chat (miaulement), de la chouette (hululement), etc.
 

synonymes

 

exemples

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Vers le milieu de cette même journée, j'entendis le sauvage cri de guerre des nobles barbares.Edward John Trelawney (1792-1881), traduction Victor Perceval (1835-1887)
Nous ne pouvons réclamer à cor et à cri une réforme radicale, tout en prônant un parfait statu quo.Europarl
De temps à autre, cependant, semblable à l'âme d'un son envolé, un cri grêle et perçant,– une voix de femme,– semblait tinter dans mes oreilles.Edgar Allan Poe (1809-1849), traduction Charles Baudelaire (1821-1867)
Qu'est-ce que c'est, sinon les allocations de chômage, que nous avons défendues à cor et à cri.Europarl
Et ce cri d'alarme risque bien, une fois de plus, de résonner dans le désert.Europarl
C'est la raison pour laquelle nous n'avons de cesse de réclamer à cor et à cri la libération de tous les détenus politiques.Europarl
Pendant tout le temps que je mis à descendre l'escalier, j'entendais ses pas, je voyais la lumière passer au-dessus, et j'entendais sans cesse son petit cri.Charles Dickens (1812-1870), traduction Charles Bernard-Derosne (1825-1904)
J'entendis un effroyable cri de guerre, et on fit une seconde fois un feu bien nourri.Edward John Trelawney (1792-1881), traduction Victor Perceval (1835-1887)
C'était le cri d'une femme, – et jamais le désespoir ne s'exprima dans un accent plus délirant.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Je ne peux pas m'y résigner, et je lance, mes chers collègues, un cri d'alarme.Europarl
Les uns réclament le renversement de la charge de la preuve à cor et à cri.Europarl
Le cygne fait entendre son cri discordant, le gruya pousse sa note cuivrée au-dessus de la rivière, le loup hurle sur la lisière du village endormi.Mayne Reid (1818-1883), traduction Allyre Bureau (1810-1859)
A peine était-il en selle qu'un cri particulier se fit entendre, dominant tous les autres bruits ; c'était un appel poussé par le trappeur essorillé.Mayne Reid (1818-1883), traduction Allyre Bureau (1810-1859)
Puis, poussant de nouveau leur cri de guerre, ils se précipitèrent en avant vers l'étroite ouverture.Mayne Reid (1818-1883), traduction Allyre Bureau (1810-1859)
Le bruit d'un coup de pistolet et un long cri de triomphe m'apprirent en même temps la fin du combat et la victoire de nos gens.Johann David Wyss (1743-1818), traduction Isabelle de Montolieu (1751-1832)
Il leva ses longs bras, jeta un cri rauque et tomba à la renverse, l'écume aux lèvres, les membres agités par des secousses.Arthur Conan Doyle (1859-1930), traduction Albert Savine (1859-1927)
Notre continent réclame des dirigeants à corps et à cri et nous débattons d'un morceau de papier.Europarl
Ces appels étaient suivis ou par un cri de joie délirante, ou par les sanglots déchirants d'un pauvre infortuné qui retournait seul au rivage.Edward John Trelawney (1792-1881), traduction Victor Perceval (1835-1887)
Amélia poussa seulement un petit cri ; puis elle déclara qu'elle était très-heureuse, mais très-heureuse de cette nouvelle.William Makepeace Thackeray (1811-1863), traduction Georges Guiffrey (1827-1887)
Mais je doute qu'ils aient eu plus de signification pour elle qu'un cri d'élection, et je ne puis rien trouver de plus triste pour peindre l'état de son esprit.Charles Dickens (1812-1870), traduction Charles Bernard-Derosne (1825-1904)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « CRI » s. m.

Grande élevation ou effort de voix. On le dit des hommes & des animaux. Les douleurs de la goutte font jetter les hauts cris. Dans le sac d'une ville on entend plusieurs cris & lamentations. Les victorieux poussent des cris d'allegresse. Les chiens enfermez font des cris qui ressemblent à des hurlements. Les cris des hibous, des orfrayes, sont de mauvais augure. Ce mot est ancien dans la Langue, où il est passé tout pur du Celtique ou Bas-Breton, où il signifie la même chose.
 
CRI, se dit aussi d'un certain bruit aigre & picquant que font certains corps quand on les rompt, quand on les scie, quand on les racle. Les pierres des atteliers qu'on racle font souvent un cri si aigre, qu'il ébransle les dents.
 
On le dit aussi d'une voix plaintive, & quelquefois basse, qui sert à témoigner l'oppression qu'on souffre. Un bon Prince ne doit pas fermer l'oreille aux cris, aux plaintes de son peuple.
 
CRI, signifie encore, Ban, publication qui se fait hautement, & aprés avoir amassé le peuple, soit en guerre, soit en fait de police. On a publié un tel ordre, un tel reglement à son de trompe & cri public, au son du tambour. Les cris se font dans les carrefours & lieux publics. Scaliger derive ce mot à quaeritare.
 
CRI, se dit aussi en parlant de ces petits Marchands qui vont vendre ou acheter par la ville de menuës denrées ou marchandises, qui annoncent à haute voix plusieurs choses qu'ils sçavent faire, dont on a besoin. Ainsi on appelle les cris de Paris, ceux des Gazettiers, des Gagne-petits, des Ramonneurs, des Revendeuses, &c.
 
CRI, en termes de Chasse, se dit premierement du cri naturel de plusieurs animaux, comme du leopard, de la panthere, de la giraffe, du tigre, du loup-cervier, du lievre, du lapin, du chevreuil & du faon ; mais à l'égard du loup, on dit qu'il heurle ; que le cerf & le daim raslent ; que le sanglier grumele ; que le boeuf, le bufle & l'ours beuglent ; que le lion rugit, le cheval hennit, & l'asne brait.
 
CRI, se dit aussi à l'égard des Chasseurs, du bruit qu'ils font quand ils parlent aux chiens pour les flatter ; ou animer à poursuivre la beste : comme, hourvari est un cri pour faire retourner les chiens, quand ils sont hors des voyes ; hela hela, cri pour les faire requester, quand ils sont en defaut ; hari hari, pour les faire craindre, quand ils branslent du change. Harlou est le cri qu'on fait à la veuë du loup ; & hou hou, quand on le poursuit. Vellau est le cri qu'on fait aux chiens courants, à la veuë du renard ou du lievre ; tayau, quand on lance le cerf, &c.
 
CRI, en termes de Blason, est un certain mot qui sert de devise, & qu'on met au cimier des Armes : ce qui vient d'un certain cri ou signal que les chefs des maisons, ou les soldats crioient à la guerre. Autrefois nul n'estoit reconnu pour Gentilhomme de nom, d'armes & de cri, que celuy qui avoit droit de lever banniere ; l'un & l'autre servant à mener des gens à la guerre, & à les rallier. L'ancien cri des Rois de France étoit Montjoye St. Denis. Il y avoit aussi des cris de deffi, d'invocation, d'exhortation, de resolution, d'évenement, de commandement, &c. Les cris servoient aussi aux Herauts dans les tournois, pour appeller les Chevaliers, parce que le cri de plusieurs étoit celuy de leurs noms, de leurs maisons & de leurs villes. On dit en proverbe des maisons d'Ailly, Mailly, & Crequy, Tel nom, telles Armes, & tel cri. Dans les tournois chaque Chevalier avoit son cri ; mais dans les occasions de guerre il n'y avoit que les Chefs qui en pouvoient avoir.
Les mots du bitume Daron Daron

n. m. : père. Dérivé : n. f. daronne

Aurore Vincenti 15/04/2020