de

 

définitions

de ​​​ , du ​​​ (pour de le), des ​​​ (pour de les) préposition

de s'élide en d' devant une voyelle ou un h muet
après un verbe ou un nom (Marque l'origine)
(lieu, provenance) Sortir de chez soi. Vase de Chine. —  Se tirer d'embarras.
Particule nobiliaire. Pierre de Ronsard.
(temps) À partir de (tel moment). Du 15 mars au 15 mai.
Pendant. Travailler de nuit.
À cause de. Être puni de ses fautes. ➙ pour. Fou de joie. Mourir de faim. Être contrarié de ce qu'il pleut (ou de ce qu'il pleuve). ➙ parce que. Être heureux de sortir.
(moyen) Avec. Être armé d'un bâton.
(manière) Citer de mémoire. De l'avis de tous. ➙ selon.
(mesure) Avancer d'un pas. Retarder de cinq minutes. Gagner vingt euros de l'heure.
De… en (marque l'intervalle) D'heure en heure. De loin en loin. —  De… à. D'une minute à l'autre. ➙ incessamment.
(agent, auteur) Les œuvres de Bossuet. —  Être aimé de tous. ➙ par.
(Relations d'appartenance, de détermination)
(appartenance) Le fils d'Henri. Le style de Proust.
(qualité, détermination) La couleur du ciel.
(matière) Sac de papier. ➙ en. Tas de sable.
(genre, espèce) Robe de bal. —  Un regard de pitié.
(contenu) Un verre d'eau. —  Troupeau de moutons.
(Totalité ou partie d'un ensemble) Les membres du jury. L'un de nous. ➙ entre, parmi. La meilleure de tous. —  (entre deux noms répétés pour marquer l'excellence) Le Cantique des cantiques. Le fin du fin. —  (après un adjectif) En ce qui concerne. Être large d'épaules.
fonctions grammaticales
(complément, objet d'une action) —  construction des verbes transitifs indirects Se souvenir de qqn. —  construction du nom La pensée de la mort. —  construction de l'adjectif, de l'adverbe Être avide de richesses. Beaucoup de courage.
(en apposition) La ville de Lausanne.
attribut (avec les verbes traiter, qualifier) Qualifier un journal de tendancieux. —  (emphatique) C'est d'un mauvais !, d'un bête !
devant un infinitif Cesser de parler.
devant un adjectif, un pronom, un adverbe —  (facultatif) Avoir trois jours (de) libres. —  (obligatoire) Cinq minutes de plus. Quoi de neuf ? Il y en a trois de plus, deux de cassés.

​​​ nom masculin

Petit cube dont chaque face est marquée de un à six points. Jeux de dés.
locution Coup de dé(s) : affaire qu'on laisse au hasard. —  Les dés (en) sont jetés, la résolution est prise quoi qu'il advienne.
Petit cube. Couper du lard en dés.

dé-, des-, dés- élément

Élément qui indique la négation, la privation, la séparation (ex. décaféiné, démonter).

de ​​​ , du ​​​ (pour de le), de la ​​​ | ​​​ , des ​​​ (pour de les) article partitif

REM. article précédant les noms de choses qu'on ne peut compter
devant un nom concret Boire du vin. —  Manger des épinards.Des est remplacé par de devant un adjectif (manger de bons épinards; [élidé] manger d'excellents épinards).
devant un nom concret nombrable qui a la valeur d'une espèce Manger du lapin.
devant un nom abstrait Plus de peur que de mal. Jouer de la musique. —  C'est du Mozart, du Gide.

​​​ nom masculin

ou dé à coudre : petit étui rigide destiné à protéger le doigt qui pousse l'aiguille. —  au figuré et familier Dé à coudre : verre à boire très petit ; son contenu.

dé-, des-, dés- élément

Élément à valeur intensive (ex. découper).
 

définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « DE » Article

du genitif, qui sert quelquefois de preposition, & souvent d'adverbe. Le fils de Pierre, de Jacques. On dit aussi, Il est né de bon lieu, de bon pere & de bonne mere. Je tiens cela de luy. Il est allé de Paris à Lyon. De cent ans en cent ans cette Comete reparoist. Cela est distant de cent lieuës. Vous ne me verrez de trois mois. Cette estoffe a une aune de large. Cette allée a cent toises de long. On navige de jour & de nuit. Il est mort de pleuresie. Cela est de bon or, de bonne estoffe. Du bond & de volée. De gré à gré. De pied ferme. D 'avanture. De par le Roy. D 'où venez-vous ?
 
DE CE QUE. Conjonction causative dont se sert ordinairement Mr. Descartes. De ce que nous voyons un tel effet, il s'ensuit, &c.
 
DE, entre aussi en la composition de plusieurs mots tant noms que verbes, adverbes, dont il change la signification, comme on verra à leur ordre.

Définition de «  » subst. masc.

Petit cube d'os ou d'yvoire marqué de points differents en ses six faces, dont plusieurs étant jettés, determinent les choses qu'on laisse juger au hasard. Cette question est si problematique, que je la voudrois decider à trois dés. C'est ce que les Anciens ont entendu par ce mot alea judiciorum, ou le hasard des jugements. Ce mot vient de dati, qu'on a dit par corruption de dadi à dando, qui se trouve dans les Auteurs. Menage. Acarisius le derive à digitis, parce qu'on les jouë avec les doigts : d'où vient qu'on a dit aussi digitale, pour dire un dé à coudre. D'autres disent que c'est un vieux mot Gaulois, parce qu'en Bas-Breton on appelle encore dis, un cube, un à joüer. Du Cange croit qu'il vient du vieux Gaulois jus de De, ou de judicium Dei, c'est à dire, le jugement du sort, du hasard, de la Providence ; car on disoit autrefois, juisium pour judicium ; & les Poëtes ont dit De pour Dieu, & depuis Des ou Dies, d'où on a fait Deus, & Decius, qui est un nom qu'on a donné au dé.
 
DÉ, se dit particulierement de plusieurs jeux où l'on met son argent au hasard du sort des dés : comme, Joüer à trois dés, à la rafle, à la chance, à quinquenouë, &c.
 
En ce sens on appelle dés pipés, ou chargés, des dés où on a mis du plomb, ou du vif-argent en un des costés, pour les faire arrester sur un point plustost que sur l'autre. Dans les Academies de Jeu on les appelle des boutons. Tenir le dé, c'est, Jetter plusieurs fois de suitte le dé. Rompre le dé, c'est, Brouiller le avant qu'on ait vû ce qu'il porte. Quitter le dé, c'est, Ne vouloir pas tenir ce qu'un autre veut joüer.
 
DÉ, se dit figurément en choses morales, Tenir le dé, pour dire, Se rendre maître d'une conversation, & y vouloir parler toûjours : Rompre le dé, Interrompre quelqu'un, prendre la parole sur luy, & le contredire : Quitter le dé, pour dire, Quitter la partie, ou donner gagné à celuy qui dispute quelque chose : Flatter le dé, pour dire, Ne pas parler franchement & librement de quelque chose. On dit aussi, Le en est jetté, pour dire, La resolution en est prise : ce qui respond au proverbe Latin, Jacta est alea.
 
DÉ, en termes d'Architecture, est un cube de pierre qu'on met sous les pieds d'une statuë, & sur son piedestal pour l'eslever & la faire paroître davantage. On le dit aussi de la partie d'un piedestal qui est entre sa base & sa corniche, qu'on appelle le vif du piedestal.
 
DÉ, signifie aussi un petit morceau de cuivre, d'argent, ou d'yvoire avec plusieurs petites hacheures, ou petits creux, que ceux qui travaillent en linge ou en cousture mettent au bout des doigts pour arrester le cul de leur aiguille, & leur aider à la pousser sans qu'elle entre dans la chair. Ce mot, selon Menage, vient de digitale.

Définition de « DU » Article

du genitif. Il ne veut ni du mou, ni du dur. La sale, les Officiers du commun. Voilà du plus fin. Ce tableau est du Titian, du Correge.
 
DU, est quelquefois preposition, & quelquefois adverbe. Il est du bout du monde. Du temps du Roy Guillemot. Du moins écoutez moy. Point du tout. Cet homme est du pays. Du commencement jusqu'à la fin. On le dit aussi en composition. Duquel voulez-vous ?
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15/04/2020