obéir

 

définitions

obéir ​​​ verbe transitif indirect

Obéir à.
Se soumettre à (qqn) en se conformant à ce qu'il (elle) ordonne ou défend. Elle n'obéit qu'à sa mère. Se faire obéir de qqn. ➙ écouter. —  sans complément Il faut obéir.
Se conformer, se plier à (ce qui est exigé par autrui ou par soi-même). Obéir à un ordre. ➙ obtempérer. —  Obéir à une impulsion. ➙ céder à.
(choses) Être soumis à (une nécessité, une force, une loi naturelle). Les corps obéissent à la loi de la gravitation. Les freins n'obéissent plus. ➙ répondre.
 

conjugaison

actif

indicatif

présent

j'obéis

tu obéis

il obéit / elle obéit

nous obéissons

vous obéissez

ils obéissent / elles obéissent

imparfait

j'obéissais

tu obéissais

il obéissait / elle obéissait

nous obéissions

vous obéissiez

ils obéissaient / elles obéissaient

passé simple

j'obéis

tu obéis

il obéit / elle obéit

nous obéîmes

vous obéîtes

ils obéirent / elles obéirent

futur simple

j'obéirai

tu obéiras

il obéira / elle obéira

nous obéirons

vous obéirez

ils obéiront / elles obéiront

 

synonymes

obéir verbe transitif indirect

[sans complément] s'incliner, s'exécuter, se soumettre, courber la tête, le front (littéraire)

obéir à

écouter, se mettre aux ordres de

observer, obtempérer à, respecter, sacrifier à, suivre, s'assujettir à, se conformer à, se plier à, se ranger à, se soumettre à

satisfaire à, correspondre à, remplir, répondre à

 

exemples

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Il était prêt à lui sacrifier tout, à lui obéir comme à un tyran qui aurait le droit de disposer de son temps, de son avenir, de ses biens.Charmes Mérouvel (1832-1920)
Frère eût à quitter le palais dans les vingt-quatre heures ; je lui conseillai de ne point obéir, mais de se tenir soigneusement caché dans sa chambre, ce qu'il fit.Louis Constant Wairy (1778-1845)
Alexandre, son fils aîné, lui succéda, et ses sujets ne surent pas obéir à un roi qui ne savoit pas commander.Gabriel Bonnot de Mably (1709-1785)
En septembre 1870, elle anéantissait la puissance temporelle du pape ; c'était obéir à la logique de son histoire.Aristide Briand (1862-1932)
Je crois que, dans sa grande sagesse, la commission de l'agriculture a pensé que l'on devait obéir à un principe de prudence.Europarl
N'aurais-je pas dû obéir à la vie simple qu'elle m'avait créée ; en me conservant à elle dans le travail des affaires ?Honoré de Balzac (1799-1850)
L'officier s'élança hors de l'appartement, avec cette rapidité que mettaient d'ordinaire tous les serviteurs du cardinal à lui obéir.Alexandre Dumas (père) (1802-1870)
J’ai dû le faire pour une raison simple : il faut obéir aux règles, même si cela ne me rend pas heureux d’agir ainsi.Europarl
Traduisons : le budget ne doit pas inclure des postes de dépense inutiles et la gestion des ressources doit obéir à un principe d'économie.Europarl
A présent je vous réclame ce que vous m'avez promis, qui est d'obéir à mon commandement, le jour où vous en serez requis.George Sand (1804-1876)
Au lieu d'obéir cette fois, elle le suivit et essaya de rester debout pour lui parler ; mais son émotion lui en ôta la force.Charles de Bernard (1804-1850)
Ce n'est donc pas pour obéir à un triste penchant vers les dissertations subtiles que j'aborde ce sujet délicat.Frédéric Bastiat (1801-1850)
Il n'exprima donc pas autrement sa peine, et, d'un air soumis, revint vers celui auquel, pour le moment,– c'était certain– il devait obéir.Daniel Lesueur (1854-1921)
Celui-ci prouva à-la-fois qu'il savait obéir et bien juger ; car sa seconde tentative n'eut pas plus de succès que la première, quoiqu'il n'y eût épargné ni ses troupes ni lui-même.Pierre Daru (1767-1829)
Son aplomb dominait le conducteur, et les postillons avaient pris le parti de lui obéir.Louis Reybaud (1799-1879)
J'ai traversé les mers pour obéir à mes parents ; j'ai renoncé aux richesses pour conserver ma foi ; et j'ai mieux aimé perdre la vie que de violer la pudeur.Alphonse de Lamartine (1790-1869)
Les barons se trouvant dans le piège avant que de le craindre, et même de le prévoir, furent obligés d'obéir.Gabriel Bonnot de Mably (1709-1785)
Mais il n'y a que les esprits nets qui, en toutes choses, guerre, administration ou gouvernement, sachent se faire comprendre et obéir.Adolphe Thiers (1797-1877)
Tout ce que vous avez à faire est d'obéir à l'homme qui est à votre tête et sans faire de questions.Rudyard Kipling (1865-1936), traduction Louis Fabulet (1862-1933) et Robert d'Humières (1868-1915)
La sagesse de sa famille lui avait destiné une situation fort brillante et très lucrative, il n'avait qu'à s'y tenir, et pour commencer il fallait obéir.Gaston Maugras (1850-1927)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « OBEÏR » verb. n.

Executer les ordres, le commandement, les volontez d'un autre. On obeït à Dieu, quand on suit ses commandements. Les Rois veulent estre obeïs. La Justice se fait bien obeïr de gré, ou de force. Il bien est doux d'obeïr à la beauté qu'on ayme.
 
OBEÏR, signifie aussi, estre dans la dependance, dans la sujettion de quelqu'un. Un Souverain est celuy qui n'obeït à personne. L'Egypte obeït au Grand Seigneur. Il y a plaisir d'obeïr à un Prince juste & victorieux.
 
OBEÏR, signifie encore, ceder à la force. Il faut obeïr à la necessité ; au plus fort. Ce Prince obeït au temps, il s'est retiré de la Cour, il a cedé la place à ses ennemis.
 
OBEÏR, se dit figurément des choses inanimées, & signifie, Plier, ne resister pas. Quand une balle trouve un rideau, une natte qui obeït, qui ne resiste pas, elle ne fait point de reflection, elle tombe. Le fer aigre n'obeït pas, il se casse, il ne vaut rien pour faire des ressorts. Il n'y a point de metail qui obeïsse plus sous le marteau que l'or, qui soit plus ductile.
 
OBEIR, en termes de Manege, se dit d'un cheval doux & dressé, & on dit qu'il obeït bien à la main, aux talons, qu'il obeït aux aydes, qu'il les connoist, qu'il y respond, qu'il obeït aux esperons, qu'il les craint, qu'il les fuit.
 
On dit proverbialement ; que pour sçavoir bien commander, il faut avoir obeï ; ce qui s'entend particulierement des commandements de la guerre, où il faut avoir esté soldat devant que d'estre Officier.
 
OBEÏ, ÏE, part. pass. & adj.
Déjouez les pièges ! « Des yeux marron », ou « marrons » ? « Des yeux marron », ou « marrons » ?

Consultez la règle complète de l'accord des adjectifs de couleur.

10/06/2020