tronc

 

définitions

tronc ​​​ nom masculin

Partie inférieure et dénudée de la tige (d'un arbre), entre les racines et les branches maîtresses.
au figuré Tronc commun : partie commune appelée à se diviser, à se différencier.
Boîte percée d'une fente, où l'on dépose des offrandes.
Partie principale (d'un nerf, d'un vaisseau). Tronc et ramifications d'un nerf.
Partie comprise entre la base et une section plane parallèle (d'une figure solide). Tronc de cône. ➙ tronconique.
Partie du corps humain où sont fixés la tête et les membres. ➙ buste, torse. —  en apposition Homme-tronc ​​​ , femme-tronc ​​​ , sans bras ni jambes. Des hommes-troncs.
 

synonymes

 

exemples

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Pendant que nous cherchions à défendre les branches de l'arbre, peut-être le tronc allait-il être coupé.Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont (1774-1852)
Et lui, le savant doux, il le transperça à son tour, de part et d'autre, de telle sorte que la lame ayant rencontré le tronc d'un chêne-liège, s'y ficha.Émile Bergerat (1845-1923)
J'étendis ma couverture par terre, et je m'assis, le dos appuyé contre un tronc d'arbre.Mayne Reid (1818-1883), traduction Allyre Bureau (1810-1859)
Après un quart d'heure de marche, l'homme et le chien, le chien d'abord, parvinrent à une clairière au milieu de laquelle, appuyée au tronc d'un chêne immense, s'élevait une cabane.Alexandre Dumas (père) (1802-1870)
Il est le produit d'une évolution partielle et non le produit de l'évolution totale ; la branche où il fleurit part, ainsi que des milliers d'autres branches, d'un tronc commun.Remy de Gourmont (1858-1915)
Parfois il dort debout, appuyé contre le tronc d'un arbre dont il s'était d'abord approché pour chercher de l'ombre.Mayne Reid (1818-1883), traduction Émile Gigault de La Bédollière (1812-1883)
Plus ces tubes sont nombreux, serrés, fins, plus le tronc résiste à une pression, soit dans le sens de la longueur, soit dans le sens de l'épaisseur.Eugène Viollet-le-Duc (1814-1879)
Sur quoi ils y allèrent et trouvèrent la chose, comme le chasseur l'avait dite ; et ayant pris le tronc ils lui fabriquèrent une maison.Abbé Brasseur de Bourbourg (1814-1874)
Et, à chaque tronc, à chaque branche, d'un arbre à l'autre, couraient des débandades de vigne.Émile Zola (1840-1902)
Aussitôt, prenant le tronc dans leurs mains brunes, ils le jettent entier dans l'âtre vaste.Alphonse Chabot (?-1921)
Entre la rampe et la loge, un chêne énorme étendait loin du tronc ses branches bossues, grosses et longues comme des arbres de soixante ans.Paul Féval (1816-1887)
Assis sur un tronc d'arbre, j'examinai pendant quelque temps les mouvements de mes farouches compagnons, et prêtai l'oreille à leurs babéliens et grossiers dialogues.Mayne Reid (1818-1883), traduction Allyre Bureau (1810-1859)
Elles ne viennent pas aux branches, mais au sommet de l'arbre, où elles sortent du tronc même.Jean-François de La Harpe (1739-1803)
Et je ne veux pas dire que des bûcherons n'y sont jamais venus couper un tronc d'arbre, mais la main de l'homme, la main ravageuse n'a pas travaillé avec méthode.René Bazin (1853-1932)
Nous les parcourûmes dans tous les sens, sur des canots faits d'un seul tronc d'arbre, comme ceux des sauvages, et qui ne peuvent contenir que deux personnes.Antoine-Vincent Arnault (1766-1834)
À l'angle nord du cloître, il y avait un tronc de bois sculpté, devant lequel monsieur le prieur s'arrêta en faisant sonner son bât.Paul Féval (1816-1887)
Il retourna tranquillement à sa besogne, et d'un bras vigoureux il attaqua le tronc de l'arbre qu'il avait ébréché le matin.Édouard Laboulaye (1811-1883)
Elles font des sauts, des tours, les plus faciles, montent à un gros tronc d'arbre où monterait un enfant de trois ans.Jules Michelet (1798-1874)
Sa flotte se composera de jonques, de pirogues et de canots creusés dans un tronc d'arbre.Anatole France (1844-1924)
Ils ont deux espèces de pirogues ; les unes, petites et peu travaillées, sont faites d'un seul tronc d'arbre creusé ; les autres, beaucoup plus grandes, sont travaillées avec art.Louis-Antoine de Bougainville (1729-1811)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « TRONC » s. m.

Tige d'un arbre, ce qu'il pousse depuis la terre jusqu'à ce qu'il se divise en plusieurs branches. On a etesté cet arbre, on n'y a laissé que le tronc. Beaucoup d'oiseaux font leurs nids dans des troncs d'arbres.
 
TRONC, se dit aussi de cette partie qui reste sur la terre d'un arbre abbattu. Les grands arbres couppez repoussent par le tronc, & font un taillis. On connoist par les troncs pourris les degasts qui ont été faits dans une forest.
 
TRONC, se dit aussi de la tige de quelques plantes. Je ne fais non plus d'état de luy que d'un tronc de chou.
 
TRONC, se dit encore du buste du corps humain dont on a separé la tête, les bras & les cuisses. Cet homme a été cruellement massacré, on n'en a trouvé que le tronc.
 
TRONC, en termes d'Architecture, se dit du fust ou du vif de la colomne, & aussi de la partie du piedestal qui est entre la base & la corniche, qu'on appelle aussi le dé.
 
TRONC, est aussi un coffre de bois ou de fer, où on laisse au haut une fente, pour recevoir les aumosnes que les gens de bien donnent à l'Eglise, ou aux pauvres. Tronc pour l'oeuvre, pour la fabrique, pour l'Hospital General. Il y avoit autrefois des troncs pour le beurre.
 
TRONC, se dit aussi au figuré en Genealogie, d'une race ou famille. Cette maison noble est le tronc d'où sont sorties plusieurs branches qui se sont établies en divers lieux.
 
On dit proverbialement, qu'il se faut tenir au tronc, au gros de l'arbre, pour dire, au parti le plus asseuré.
Le mot du jour Applaudissements Applaudissements

On aura entendu parler de clapping, un anglicisme qui me fait doucement rigoler.

Aurore Vincenti 27/04/2020