affliger

 

définitions

affliger ​​​ verbe transitif

littéraire Frapper, accabler.
passif Être affligé de qqch., qqn, devoir le supporter. Être affligé d'une maladie chronique.
Attrister profondément. ➙ chagriner, peiner. Cette nouvelle m'afflige. —  au participe passé Une femme affligée. —  nom Consoler les affligés.

s'affliger ​​​ verbe pronominal

Être triste à cause de. Il s'afflige de votre refus.
 

conjugaison

actif

indicatif

présent

j'afflige

tu affliges

il afflige / elle afflige

nous affligeons

vous affligez

ils affligent / elles affligent

imparfait

j'affligeais

tu affligeais

il affligeait / elle affligeait

nous affligions

vous affligiez

ils affligeaient / elles affligeaient

passé simple

j'affligeai

tu affligeas

il affligea / elle affligea

nous affligeâmes

vous affligeâtes

ils affligèrent / elles affligèrent

futur simple

j'affligerai

tu affligeras

il affligera / elle affligera

nous affligerons

vous affligerez

ils affligeront / elles affligeront

 

synonymes

affligé, affligée

adjectif

peiné, abattu, accablé, affecté, attristé, contrarié, chagriné, désespéré, désolé, navré, souffrant, triste

affligé de

frappé de, atteint de, doté de, pourvu de

 

exemples

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Les hommes aussi, par quelque dispensation d'une salutaire prudence, peuvent également affliger les innocents comme des coupables, et ne point pécher.Charles de Rémusat (1797-1875)
La journée du lendemain apporta des nouvelles plus propres encore à redoubler les inquiétudes du général et à affliger son cœur.Ida Saint-Elme (1776-1845)
Elle passa la nuit sans faire autre chose que s'affliger et relire la lettre qu'elle avait entre les mains.Madame de La Fayette (1634-1693)
Mon trouble et ma confusion lui parurent suffisamment expliqués, par l'appréhension où je devais être d'affliger ma mère par un refus.Ida Saint-Elme (1776-1845)
Ne craignez rien, il n'a rien qui vous puisse affliger : lisez-le plus tard, et dans un moment opportun.George Gordon Byron (1788-1824), traduction Paulin Paris (1800-1881)
Vous ne voudriez pas du même coup affliger nos cœurs et porter atteinte à notre renommée.Jules Sandeau (1811-1883)
Un moment l'infortuné jeune homme caressa encore l'idée que bientôt on découvrirait l'erreur, et qu'il y avait plutôt lieu de se féliciter que de s'affliger de sa situation.Henri-Émile Chevalier (1828-1879)
J'aurais dû m'en affliger, mais je ne vis là que l'autorisation implicite de regagner le nid familial.Amédée Delorme (1850-1936)
Non, je ferais mieux de ne pas le savoir moi-même, ou, si je le sais, de ne pas vous affliger de ma folie.George Sand (1804-1876)
Le mal moral du mensonge réside dans le dessein de flatter, d'affliger, de tromper ou de nuire.Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort (1741-1794)
La crainte de l'affliger, la crainte plus grande encore d'augmenter son mal en l'approchant, m'avait forcé d'adopter ce triste genre de vie.Alphonse de Lamartine (1790-1869)
Quand je te dois un bonheur dont le reste du monde ne peut concevoir l'idée, puisque nul mortel ne fut aimé de toi, qui peut t'affliger encore ?Sophie Cottin (1770-1807)
Dans les plus violents chagrins, une âme sensible et passionnée éprouve même une sorte de douceur à s'affliger avec l'objet aimé, à recevoir les consolations de l'amour.Isabelle de Montolieu (1751-1832)
Elle se trouvait partagée entre le scrupule de le tromper en lui dissimulant son sentiment nouveau, et la crainte de l'affliger en le lui révélant.Auguste Angellier (1848-1911)
Il vaut mieux courir le risque de s'ennuyer une heure ou deux, que d'affliger gratuitement qui que ce soit une minute.Antoine-Vincent Arnault (1766-1834)
Je ne puis ni haïr, ni aimer sa mémoire ; je ne puis me consoler ni m'affliger.Madame de La Fayette (1634-1693)
Je puis dire avoir vu en lui l'exemple rare d'un jeune homme assez sage pour s'affliger sincèrement et profondément d'être roi.Jean-François Marmontel (1723-1799)
Puisque cette transformation est nécessaire, puisqu'elle correspond au changement des mœurs, il ne serait pas bien philosophique de s'en affliger outre mesure.Anatole France (1844-1924)
Nous nous portons tous bien ; mais tout le monde ici est consterné, et il y a de quoi s'affliger de voir tant de malheureux ruinés par l'inondation.George Sand (1804-1876)
Je la conjurai de ne pas s'affliger excessivement et de ne rien craindre tant que je serais au monde.Abbé Prévost (1697-1763)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « AFFLIGER » verbe act.

Faire souffrir quelque chagrin, peine, ou douleur. Dieu afflige les bons par la persecution des méchants. cet homme est affligé des gouttes. cette ville est affligée de la peste. cette nouvelle afflige toute la famille.
 
Ce mot vient du vieux Latin fligere, qui represente le bruit que font les coups de main, & de fouët flic flac ; d'où on a aussi formé fleaux, qui sont les chastimens de Dieu, & les afflictions qu'il nous envoye.
 
AFFLIGÉ, ÉE. part. C'est une oeuvre de misericorde spirituelle de consoler les affligez.
Le mot du jour Démerdentiel Démerdentiel

« — Chez vous la rentrée ça sera en distanciel ou en présentiel ?  — Plutôt en démerdentiel... » (@1HommeAzerty, twitter, 19 août)

Laélia Véron 14/10/2020