remède

 

définitions

remède ​​​ | ​​​ nom masculin

Substance employée au traitement d'une maladie. ➙ médicament. Prescrire, administrer ; prendre un remède. Remède universel. ➙ panacée. —  locution Remède de bonne femme, empirique et traditionnel. Remède de cheval, brutal.
au figuré Ce qui est employé pour atténuer ou guérir une souffrance morale. locution proverbiale Le remède est pire que le mal. —  Un remède à, contre l'ennui. —  Porter remède à… ➙ remédier. —  locution proverbiale Aux grands maux, les grands remèdes : il faut agir énergiquement dans les cas graves. —  Sans remède. ➙ irrémédiable.
 

synonymes

 

exemples

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Franchement, je ne crois pas à l'efficacité de son remède et je vais vous expliquer pourquoi.Europarl
J'ai donc indiqué le grand remède, le remède efficace à notre situation, le seul qui puisse rétablir l'harmonie entre les pouvoirs constitutionnels et la force dans le gouvernement.François Guizot (1787-1874)
Effrayée, malgré ses malheurs, du danger présent, & n'y voyant point de remède, elle se coucha, & s'endormit.Antoine Hamilton (1664-1720), Jacques Cazotte (1719-1792) et Henriette-Julie de Castelnau de Murat (1670-1716)
Citoyens, ce n'est point assez de découvrir d'où viennent nos maux ; il faut leur appliquer un remède immédiat.Georges Jacques Danton (1759-1794)
Un exécutant plus élevé avec un pouvoir de décision adéquat pourrait et devrait trouver le remède qui s'impose.Europarl
Mais le grand remède contre toutes tentations, grandes ou petites, c'est d'ouvrir son cœur à son directeur, en lui faisant connaître les suggestions de l'ennemi et les impressions qu'elles font.Saint François de Sales (1567-1622)
Le lendemain 5 décembre, le mal empira de telle sorte que l'on comprit qu'il était sans remède et que la fin approchait.André Le Glay (1814-1894)
Mais nous ne trouverons pas le remède en nous lançant dans des attaques personnelles ou des tentatives de pure rhétorique.Europarl
Le problème actuel lié à l'absorption incontrôlée d'acide acétylsalicilique, réputé comme remède universel, fournit également certains signaux à prendre en considération.Europarl
Juge par là combien les conquêtes sont funestes, puisque les effets en sont tels : car enfin ce remède affreux étoit unique.Montesquieu (1689-1755)
Le titre de l'or ne s'améliora pas, il resta de dix-neufs carats un cinquième ; aussi n'était-il susceptible d'aucun remède.Gustave Fagniez (1842-1927)
Il en est ainsi de tout remède douloureux et efficace ; il est un bien et un mal : un bien parce qu'il est efficace ; un mal parce qu'il est douloureux.Frédéric Bastiat (1801-1850)
Je sais l'accident qui vous est arrivé, et je ne crois pas que le mal soit sans remède.Edmond About (1828-1885)
Poètes, moralistes, auteurs dramatiques, une foule d'écrivains en tous genres ont déploré les excès de cette malheureuse passion, et se sont efforcés d'y apporter remède.Jean-Baptiste-Joseph Champagnac (1798-1858)
Mais pourquoi s'évertuer à chercher un remède impossible, quand il est si facile d'en prévenir le besoin ?Jean-Baptiste-Joseph Champagnac (1798-1858)
Tous les esprits compétents sont d'accord pour désigner la source du mal et le seul remède utile.Gabriel Richou (1852-1915)
Mon malade a toujours des engourdissements dans les jambes, et il craint que cela ne gagne tellement les jointures qu'il n'y ait pas de remède.Maxime de La Rocheterie (1837-1917)
Cependant il n'y avait d'autre remède que d'attendre et de voir ce qu'offrirait l'issue des choses.Daniel Defoe (1661-1731), traduction Petrus Borel (1809-1859)
Malheureusement, aucun remède n'existe pour l'instant et les connaissances en matière de traitement et de prévention sont limitées.Europarl
Quelques-uns souffraient des douleurs de tête, mais des douleurs longues, et qui ne cédaient à aucun remède.Paul Lacroix (1806-1884)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « REMEDE » s. m.

Qualité ou vertu salutaire qui est enfermée en quelque corps, qui en destruit une contraire & nuisible. Les vrais remedes se font par des qualitez contraires. Le remede à un incendie, c'est d'y jetter beaucoup d'eau. Le remede aux inondations, c'est de preparer de fortes digues. Le remede contre le froid, c'est de se bien vestir.
 
REMEDE, se dit particulierement des medicamens, de ce qui est appliqué ou preparé par l'art du Medecin pour guerir une maladie, une douleur. Les emplastres, ciroesnes, cataplasmes, sont des remedes topiques qu'on applique sur la partie affligée. Le mercure, le quinquinna, sont des remedes specifiques pour certaines maladies. Les saignées, les potions sont des remedes dont usent les methodiques. Les eaux minerales, le lait, sont les derniers remedes des Medecins. L'emetique & les remedes chymiques sont violents & dangereux. On appelle le grand remede, la salivation ; & alors on dit qu'un homme se met dans les remedes, quand il est resolu d'en user. On appelle un petit remede, un lavement qu'on prend souvent par delicatesse, & pour se rafraischir le teint. Il y a trois remedes generaux, la diette, la Chirurgie & la Pharmacie.
 
REMEDE, se dit aussi de ce qui sert à se garentir de toutes les choses fascheuses & incommodes. Quand un fils est libertin, il y a un bon remede, c'est de l'enfermer à St. Lazare. Quand un tonneau s'enfuit, le Tonnelier y apporte du remede.
 
REMEDE, se dit figurément en choses spirituelles & morales. Quand on voit une émotion populaire, il y faut apporter un prompt remede. On ne peut pas apporter du remede à tous les desordres, à tous les inconveniens. Le mal est fait, il n'y a point de remede, c'est un accident sans remede. On dit aussi, que la Philosophie est un bon remede contre tous les accidens de la vie ; que la mort est un remede à tous nos maux. La confession est un remede salutaire pour la guerison de nos ames.
 
Au Palais on appelle remedes de droit, l'appel, l'opposition, la requeste civile, qui servent à reparer les torts & griefs que les parties peuvent avoir soufferts par de precedens jugements.
 
REMEDE, en termes de Monnoyeurs, est une indulgence qu'on a accordée aux fabricateurs des monnoyes pour faire recevoir leurs especes où il y a quelque escharseté, quand il s'en manque fort peu qu'elles ne soient du poids ou du titre qu'elles doivent être par l'Ordonnance, parce que difficilement l'adresse humaine peut-elle atteindre toûjours à cette derniere precision. L'eseu d'or est de 23. carats & 1/4. & il a un huitiéme de carat de remede ; ce qui est le remede de loy. On donne sur l'argent deux grains de remede de poids, & quelquefois huit grains. On n'usoit point de ce terme quand on travailloit sur le fin. Neantmoins cet usage avoit lieu dés l'an 1253. comme prouve Mr. Poulain. Les Ouvriers en ont usé avant qu'on leur en accordast la permission, mais on dissimuloit la faute, sur l'incertitude des essais, qui ne se faisoient alors qu'à la touche. Il leur a été accordé depuis par les Ordonnances : mais ce qui n'étoit d'abord qu'une indulgence du Prince & une espece de pardon, a été usurpé comme un droit par les Maistres des Monnoyes, comme remarque Me. Charles Du Moulin. Il y a des remedes de loy qui regardent le titre, ou la bonté de la monnoye ; & d'autres remedes de poids, qui regardent sa pesanteur ou legereté : & on appelle escharseté dans les remedes, quand la piece est defectueuse en titre ou en poids, quand il n'excede pas les remedes permis par le Prince ; & escharseté hors des remedes, quand on a excedé cette permission, ce qui merite punition pecuniaire ou corporelle. Le remede de poids pour l'or est toûjours de deux felins pour marc, que l'on compte pour 14 2/5. grains : & pour l'argent, 43. grains pour marc, qui est la valeur d'une piece de cinq sous.
 
On dit proverbialement, qu'on trouve remede à tout, fors qu'à la mort. On appelle aussi une femme laide ou vieille, un remede d'amour.
Le dessous des mots Un homme sur deux est une femme Un homme sur deux est une femme

Au-delà de la formule destinée à faire sourire, force est de constater que la moitié des hommes sont des femmes. Cet énoncé est correct grammaticalement et fait pleinement sens, ce paradoxe apparent étant rendu possible par la polysémie du mot homme, qui désigne à la fois un individu de sexe masculin et un mammifère du genre Homo, membre de l’humanité. Des bricolages de fortune ont tenté de contourner cette regrettable polysémie. Des solutions empiriques, telles que la typographie, prétendent distinguer l’homme de l’Homme (de la même manière, et pour les mêmes raisons, que l’histoire du Petit Chaperon rouge et l’Histoire et ses sources). Disons-le tout net, ça ne fonctionne pas.

Marie-Hélène Drivaud 28/05/2020