sacrifice

définitions

sacrifice ​​​ nom masculin

Offrande rituelle à la divinité, caractérisée par la destruction (réelle ou symbolique) ou l'abandon volontaire de la chose offerte. Sacrifices humains, d'êtres humains. —  Religion catholique Le saint sacrifice : la messe.
Renoncement ou privation volontaire (dans une intention religieuse, morale, etc.). Faire le sacrifice de sa vie. —  Privation financière ; renoncement à un gain. C'est pour lui un gros sacrifice.
Le sacrifice de soi. —  sans complément Esprit de sacrifice. ➙ abnégation, dévouement, renoncement.

synonymes

exemples

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Je croyais en vous, j'étais reconnaissant du sacrifice que vous me faisiez, sacrifice de vos délicatesses, de votre ombrageuse vertu, de vos scrupules, de vos pudeurs...Daniel Lesueur (1854-1921)
Mon père m'a souvent dit que rien ne lui avait plus coûté dans sa vie, et que c'était le plus grand sacrifice qu'il eût fait à ma mère.Louise-Eléonore-Charlotte-Adélaide d'Osmond Boigne (1781-1866)
Je mourais de crainte, mais le sacrifice était fait ; les plus grands dangers n'étaient pas faits pour m'arrêter.Stendhal (1783-1842)
Ce n'est pas le sacrifice de leur argent qu'elle leur demande ; c'est celui de leur orgueil.Alexis de Tocqueville (1805-1859)
L'abattage des troupeaux infectés, ou sacrifice sanitaire, doit rester la base de la stratégie de lutte.Europarl
Nous en fîmes le sacrifice de bien bon cœur, et la pensée que nous soulagions de plus malheureux que nous, nous aurait fait trouver bonnes les couches les plus dures.Louis Constant Wairy (1778-1845)
Nous nous attaquons aux droits protecteurs, parce qu'ils décuplent et centuplent le sacrifice du consommateur.Frédéric Bastiat (1801-1850)
Pendant ce temps, ma famille n'était pas restée inactive ; aucun sacrifice ne lui paraissait trop grand pour moi.Rudolf Carl von Slatin (1857-1932), traduction Gustave Bettex (1868-1921)
Secondement, c'est de lui faire éprouver ces grands combats qui déchirent le cœur en le balançant entre deux intérêts opposés, et dont le sacrifice lui est également coûteux.Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort (1741-1794)
Il ne faut pas que cet acte de justice soit un sacrifice fait à l'amour.Honoré de Balzac (1799-1850)
Ce sacrifice lui fut extrêmement pénible, car sa confiance en lui égalait l'affection qu'il lui portait.Auguste Frédéric Louis Viesse de Marmont (1774-1852)
Quelquefois, cependant, le sacrifice est réellement volontaire, et il faut l'intervention énergique du gouvernement pour l'empêcher.Jules Verne (1828-1905)
J'appelle bon impôt celui en retour duquel le contribuable reçoit un service supérieur ou du moins équivalent à son sacrifice.Frédéric Bastiat (1801-1850)
Pour moi, en particulier, je ne retire que de l'agrément de ce qui cause cette inquiétude, mais j'en ferais volontiers le sacrifice en vue du bien général et des conséquences.Eugène Delacroix (1798-1863)
En m'y refusant, je dois le dire, je n'ai pas eu le mérite de faire un sacrifice.Alphonse de Lamartine (1790-1869)
Il n'existe personne qui n'offre plus ou moins le sacrifice d'une partie de son être à l'autre.Charles de Bernard (1804-1850)
Le but de ce sacrifice et de la fête suivante était d'obtenir ainsi de l'eau en abondance pour leurs semailles, durant l'année.Abbé Brasseur de Bourbourg (1814-1874)
Il en est d'autres enfin qu'attire au couvent le zèle du sacrifice et qui veulent se donner tout entières, dans un abandon plus grand encore que celui de l'amour.Anatole France (1844-1924)
Ses perplexités, ses alarmes, ses déchiremens, ne font que croître ainsi, à mesure que le temps du sacrifice approche.Sébastien-Roch-Nicolas Chamfort (1741-1794)
Nous y vivions à cent sous par tête, et pourtant ce séjour représentait pour nous un gros sacrifice.Michel Corday (1869-1937)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « SACRIFICE » s. m.

Offrande qu'on fait à Dieu sur les autels par les mains de son legitime Ministre, pour reconnoistre sa puissance, & luy tesmoigner de la sujettion. Le sacrifice differe de la simple oblation, en ce que dans le sacrifice il faut qu'il y ait reelle destruction ou changement dans la chose offerte ; au lieu que l'oblation n'est qu'une simple offrande du don. Les Theologiens divisent les sacrifices en sanglants, comme ceux de l'ancienne Loy ; & non sanglants, comme celuy de la nouvelle : en sacrifice impetratoire, qu'on fait pour obtenir de Dieu quelque grace, ou pour l'en remercier ; & en propitiatoire, qu'on offre pour la remission de ses pechez. Abraham fut prest d'offrir à Dieu son fils en sacrifice. Jephté luy en fit un effectif de sa fille. Les Payens ont fait des sacrifices à leurs idoles. Les Mexiquains ont fait des sacrifices aux leurs d'un nombre infini d'hommes. Le Psalmiste dit que le vray sacrifice qu'on doit faire à Dieu, c'est un coeur contrit & humilié ; qu'il luy offrira un sacrifice de loüanges. Chez les Chrestiens il n'y a que le saint Sacrifice de la Messe. On tient que ce sont les Pheniciens qui ont inventé les premiers les statuës & les sacrifices.
 
On dit figurément en Morale, Faire un sacrifice à Dieu de son coeur, faire un sacrifice de son ressentiment, de sa vengeance, de son amour, de sa passion, &c.
 
On dit proverbialement, Obeïssance vaut mieux que sacrifice : & on dit aussi, Faire un sacrifice à Vulcain de quelque chose, pour dire, la jetter au feu.
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03/12/2020