secouer

 

définitions

secouer ​​​ | ​​​ verbe transitif

Remuer avec force, dans un sens puis dans l'autre (généralement à plusieurs reprises). ➙ agiter. Secouer un tapis. —  locution Secouer le cocotier*. —  Secouer qqn pour le réveiller.
Mouvoir brusquement et à plusieurs reprises (une partie de son corps). Secouer la tête (en signe d'assentiment, de doute…). ➙ hocher.
Se débarrasser de (qqch.) par des mouvements vifs et répétés. Secouer la neige de son manteau.
Ébranler par une vive impression. Cette maladie l'a beaucoup secoué.
familier Secouer qqn, lui secouer les puces, le réprimander ou l'inciter à l'action. —  pronominal Allons, secoue-toi !
locution, très familier N'en avoir rien à secouer, rien à faire.
 

conjugaison

actif

indicatif

présent

je secoue

tu secoues

il secoue / elle secoue

nous secouons

vous secouez

ils secouent / elles secouent

imparfait

je secouais

tu secouais

il secouait / elle secouait

nous secouions

vous secouiez

ils secouaient / elles secouaient

passé simple

je secouai

tu secouas

il secoua / elle secoua

nous secouâmes

vous secouâtes

ils secouèrent / elles secouèrent

futur simple

je secouerai

tu secoueras

il secouera / elle secouera

nous secouerons

vous secouerez

ils secoueront / elles secoueront

 

synonymes

secouer verbe transitif

agiter, remuer

[la tête] hocher, branler (vieux ou littéraire)

ballotter, cahoter, ébranler, faire vibrer, brimbaler (vieux ou littéraire), bringuebaler (vieux ou littéraire)

se libérer de, s'affranchir de

se secouer verbe pronominal

s'ébrouer

réagir, se prendre en main, se reprendre, se ressaisir, se réveiller, se bouger (familier), s'y mettre (familier)

 

exemples

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Or, il faut que ce soit moi qui le réveille, et j'ai beau le secouer, il ne se réveille pas !Jules Janin (1804-1874)
A peine arrivé, son général le fit appeler ; il avait passé une mauvaise nuit et, pour s'en soulager, il éprouvait le besoin d'avoir quelqu'un à secouer.Hector Malot (1830-1907)
Ils n'avaient ni l'intelligence de discuter la situation, ni le courage de secouer la torpeur qui les envahissait.Honoré Beaugrand (1848-1906)
Pour secouer la sombre tristesse qui l'accablait et pour rétablir la circulation dans ses membres engourdis par une longue veille, il partit avec les chasseurs.Gustave Aimard (1818-1883)
Il s'allumait difficilement, et la jeune fille qui couvrait le feu chaque soir, n'avait qu'à le secouer le matin, en ajoutant des petits morceaux de charbon tendre, triés avec soin.Émile Zola (1840-1902)
Toutefois, j'ai le droit de dire qu'ils ont sur moi une étrange influence, une influence ridicule qui me vexe et que je ne puis pas secouer.Madame Henri de la Ville de Mirmont (1860-1933)
Son cœur tendre l'indignait, le mieux était de la secouer, pour qu'elle filât tout de suite.Émile Zola (1840-1902)
J'entendais bien tout ce qu'il me disait, il avait raison ; pourtant, je ne pouvais me secouer sous cette douleur, plus forte que tout ce que j'avais pu imaginer.Céleste de Chabrillan (1824-1909)
Les classes s'unissent aux récréations et s'unissent aux études, elles qui nous combattent afin de secouer nos pauvres solitudes.Charles-Louis Philippe (1874-1909)
Mais il s'efforçait en vain de secouer la tristesse de plus en plus anxieuse qui l'envahissait.Émile Gaboriau (1832-1873)
Pendant toute la nuit, le diable ne cessa de secouer et d'agiter dans tous les sens le lit dans lequel il pensait que le jeune homme s'était couché.Emmanuel Cosquin (1841-1919)
Les siens étaient entrés déjà dans mes chairs comme des lacets de tortionnaire, quand, désillusionné à jamais, je voulus les secouer !Auguste de Villiers de L'Isle-Adam (1838-1889)
Elle agitait ses mains blanches et superbes, qui lui avaient servi de coupe et qui semblaient secouer des diamants.Octave Feuillet (1821-1890)
Le monde a sur l'honneur des préjugés que j'ai subis malgré moi, et que je ne saurais secouer.George Sand (1804-1876)
Je le vois, pendant près de dix ans, luttant contre lui-même pour secouer toutes ses opinions.René Descartes (1596-1650)
Il s'en affecta vivement d'abord ; mais il résolut de secouer ce chagrin qu'il ne se sentait pas la force de porter.George Sand (1804-1876)
Elle pensa à frapper, à secouer la porte ; mais, puisqu'il n'avait pas répondu lorsqu'elle avait essayé d'ouvrir, c'est qu'il n'entendait pas ou ne voulait pas entendre.Hector Malot (1830-1907)
Mais bientôt l'impossibilité de rester en place me fit encore me relever, et je sentis qu'il fallait m'en aller, me secouer, trouver un ami.Guy de Maupassant (1850-1893)
Il eut l'esprit de ne faire aucune allusion au coup de folie qui venait de les secouer.Victor Margueritte (1866-1942)
Je ne me sentais plus assez forte pour supporter les liens d'une union durable : ma chaîne me semblait chaque jour plus pesante, et j'étais bien résolue à la secouer.Ida Saint-Elme (1776-1845)
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définition ancienne (17e siècle)

Ces définitions sont issues du Dictionnaire universel de Furetière, publié en 1690. Il convient de les replacer dans le contexte historique et sociétal dans lequel elles ont été rédigées. En savoir plus.

Définition de « SECOÜER » v. act.

Imprimer à un corps un mouvement qui ébransle toutes ses parties. Le Seigneur commande à ses Apostres de secoüer la poussiere de leurs pieds contre ceux qui les auront mal receus. Les chevaux, les barbets se secouënt au sortir de l'eau pour se secher. Secoüer des habits, des meubles, des tapis. Les libertins ne font que secoüer les oreilles, quand on leur fait des remonstrances, pour monstrer qu'ils s'en mocquent. Secoüer la bride à un cheval pour le faire avancer. Les sauteurs dans un manege secouënt violemment ceux qui les montent. On secouë plusieurs arbres pour en faire tomber le fruit.
 
SECOÜER, se dit figurément en Morale en cette phrase : Il a secoüé le joug, pour dire, Il s'est delivré de la servitude, de l'oppression, de la tyrannie, il s'est mis en liberté, il s'est revolté contre ses superieurs. Les Hollandois ont secoüé le joug de la domination Espagnole. On dit aussi, secoüer, hocher la bride à quelqu'un, pour dire, l'exciter à faire quelque entreprise, ou sonder & pressentir ce qu'il en pense.
 
On dit proverbialement, Il ne l'a gueres tenu, mais il l'a bien secoüé, tant en parlant de ceux qui maltraittent quelqu'un, que des maladies qui en peu de temps mettent une personne bien bas.
 
SECOÜÉ, ÉE. part. pass. & adj.
Le mot du jour Confinement Confinement

Confinement est sans aucun doute le mot du jour, jour un peu long, à notre regret, mais qui incite ou qui invite à la réflexion.

Alain Rey 15/04/2020