c'est… qui/que

Emploi

C'est est le plus employé des présentatifs. Il peut introduire des mots de différentes natures :
  • un nom propre :
    C'est Agathe.
  • un groupe nominal :
    C'est un bon journaliste.
  • un pronom :
    C'est lui !
  • un adverbe :
    C'est non.
  • un adjectif :
    C'est facile.
C'est… qui permet de mettre en relief le sujet :
C'est Anthony qui me l'a dit.
C'est toi qui as cassé la machine à café.
C'est… que permet de mettre en relief n'importe quel autre terme de la phrase, quelle que soit sa fonction :
C'est Alice que j'attends. (complément d'objet direct)
C'est à toi que je parle. (complément d'objet indirect)
C'est en tramway que je vais au travail. (complément circonstanciel de manière)

Accord

C'est varie en nombre :
C'est son affaire. → Ce sont ses affaires.
C'est moi qui vous le dis. → Ce sont eux qui vous le disent.
C'est reste au singulier devant les pronoms nous et vous :
C'est nous qui l'avons fait.
C'est vous qui voyez.
Dans la langue relâchée, on trouve souvent d'autres pluriels introduits par c'est :
C'est ses affaires.
C'est eux qui vous le disent.
C'est peut également varier en temps et en mode :
C'est une erreur d'y aller. → C'était une erreur d'y aller. → Ce serait une erreur d'y aller.
Avec c'est… qui, le verbe s'accorde avec l'antécédent et non avec qui :
C'est toi qui conduis.
C'est nous qui conduisons.
C'est moi qui m'en occuperai.
Grammaire
Classes grammaticales
Accords
Orthographe
Le dessous des mots Les surnoms donnés aux villes Les surnoms donnés aux villes

« Monaco-PSG : Paris s’impose rarement sur le Rocher » (Le Parisien, 15 janvier 2020).

La périphrase, figure de style qui remplace un mot précis par une expression, permet d’éviter les répétitions, souci stylistique bien français. Les grandes villes du monde, les pays possèdent des surnoms conventionnels. Ces formules figées, fréquemment employées par les journalistes pour désigner les lieux, restent parfois obscures quant à leur motivation.

Marie-Hélène Drivaud 10/06/2020