Noms dénombrables, noms indénombrables

Noms dénombrables

Les noms dénombrables désignent des êtres ou des choses que l'on peut compter :
une faute ; plusieurs fautes ; cent fautes
Lorsqu'un nom est dénombrable, on peut faire varier sa quantité au moyen d'un adjectif numéral ou d'un adjectif indéfini :
zéro faute ; une faute ; mille fautes
aucune faute ; plusieurs fautes ; toutes les fautes

Noms indénombrables

Les noms indénombrables désignent des choses que l'on ne peut pas compter. Ces choses forment une masse que l'on ne peut pas diviser en unités :
du miel ; un peu de miel ; beaucoup de miel
Les noms indénombrables sont le plus souvent des noms de matière (eau, farine, fer, soie, or…) ou des noms abstraits (peur, gentillesse, littérature…).
On ne peut pas les mettre au pluriel, mais on peut faire varier leur quantité au moyen d'un article partitif, d'un adverbe de quantité ou de l'adjectif indéfini tout :
de la malice ; un peu de malice ; beaucoup de malice ; toute la malice dont elle fait preuve
En revanche, on ne peut théoriquement pas employer un nom indénombrable avec un adjectif numéral ni avec un autre adjectif indéfini que tout (il y a quelques exceptions) :
*une malice, *deux malices, *cent malices
*plusieurs malices, *quelques malices
Il arrive que des noms indénombrables soient employés comme noms dénombrables, et inversement :
J'ai mangé du miel. → J'ai goûté trois miels différents.
J'ai acheté trois salades au marché. → J'ai mangé de la salade.
Grammaire
Classes grammaticales
Accords
Orthographe
Le dessous des mots Un homme sur deux est une femme Un homme sur deux est une femme

Au-delà de la formule destinée à faire sourire, force est de constater que la moitié des hommes sont des femmes. Cet énoncé est correct grammaticalement et fait pleinement sens, ce paradoxe apparent étant rendu possible par la polysémie du mot homme, qui désigne à la fois un individu de sexe masculin et un mammifère du genre Homo, membre de l’humanité. Des bricolages de fortune ont tenté de contourner cette regrettable polysémie. Des solutions empiriques, telles que la typographie, prétendent distinguer l’homme de l’Homme (de la même manière, et pour les mêmes raisons, que l’histoire du Petit Chaperon rouge et l’Histoire et ses sources). Disons-le tout net, ça ne fonctionne pas.

Marie-Hélène Drivaud 28/05/2020