Semi-auxiliaires

Les verbes ou expressions verbales qui servent occasionnellement à construire des formes composées tout en conservant tout ou partie de leur sens sont appelés semi-auxiliaires. C'est le cas par exemple de aller, devoir, faire, laisser, pouvoir, venir, vouloir et d'expressions telles que être sur le point de, être en train de, se prendre à.
Ces semi-auxiliaires sont toujours suivis de l'infinitif ou du participe présent. Ils précisent l'aspect ou la modalité.

Auxiliaires d'aspect

Les semi-auxiliaires appelés auxiliaires d'aspect permettent de situer l'action par rapport à celui qui parle. L'action peut débuter ou se terminer, être en cours, révolue ou proche :
Je vais téléphoner. (futur proche)
Elle vient de partir. (passé proche)
Nous sommes en train de travailler. (action en cours)
La situation va en empirant. (action en cours)

Auxiliaires modaux

Les semi-auxiliaires appelés auxiliaires modaux indiquent la probabilité, la possibilité, la nécessité ou le caractère obligatoire d'une action, ainsi que la volonté :
J'ai faire erreur. (probabilité)
Il peut changer d'avis. (possibilité)
J'ai à faire. (nécessité)
Elle veut y aller. (volonté)

Semi-auxiliaires factitifs ou causatifs

Suivis de l'infinitif, les semi-auxiliaires, dits factitifs ou causatifs, expriment le fait que le sujet du verbe conjugué n'est pas celui qui agit. Faire et laisser sont des semi-auxiliaires factitifs :
J'ai fait venir le réparateur. (= le réparateur est venu)
Nous l'avons laissé parler. (= il a parlé)
Certaines formes pronominales telles que se faire ou se voir, suivies de l'infinitif, donnent un sens passif à la phrase :
Ils se sont fait réprimander. (= Ils ont été réprimandés.)
Je me suis vu interdire l'entrée. (= On m'a interdit d'entrer.)
Ces emplois posent très souvent des problèmes d'accord du participe passé.
Grammaire
Classes grammaticales
Accords
Orthographe
Le mot du jour Panacée Panacée

On la croit capable de tout résoudre, elle, la déesse Panakeia, herboriste et guérisseuse. La panacée, fidèle à son origine grecque, est remède (akos) universel (pan-) :  une plante imaginaire qui guérissait de tous les maux. Pour les druides, le gui était une panacée ! 

Aurore Vincenti 18/04/2020